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J’ai testé Les Crimes de Gindelwald

2 Déc 2018 | J'ai testé pour vous | 0 commentaires

Attention, soyez prévenus, je risque de spoiler comme un chacal. Si vous n’avez pas vu le film, je vous conseille de revenir plus tard, quand ça sera fait.

L’HISTOIRE

L’action du film se déroule quelques mois après la fin du premier film – d’une série qui en comptera cinq si j’ai bien compris – , Les Animaux Fantastiques, qui avait vu Gellert Grindelwald, le méchant de l’histoire dont on peut prononcer le nom, se faire capturer. Happy end !

But bad start ! Le mage noir s’évade à bord d’une diligence volante tractée par des Sombrals, vous savez ces pégases squelettiques invisibles pour ceux qui n’ont pas vu la mort en face, rencontrés pour la première fois dans Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Cette référence aux précédents volets sera la première d’une longue série de petits cailloux que le Petit Poucet Rowling disséminera tout au long de l’histoire pour le plus grands plaisirs des aficionados du sorcier à lunettes. Fan service powa !

Au revoir New-York et bonjour l’Europe. La suite de ce deuxième opus se déroule, en effet, entre Londres – avec petit passage par Poudlard – et Paris. Norbert Dragonneau, sous l’impulsion du jeune Albus Dumbledore se voit embarqué à son corps défendant, mais à son coeur demandant, dans l’aventure. Grindelwald et lui se retrouve à poursuivre le même but, retrouver Croyance, l’obscurial – c’est à dire un sorcier hébergeant en lui un obscurus – rencontré dans le précédent film. Le héros sera accompagné de ses acolytes sorciers et moldus, Tina, Queenie et Jacob.

Bon, ça va, pour le moment, j’ai pas hyper spoilé. Restons quand même sur nos gardes.

MON AVIS

Je ne vais pas faire durer le suspens, j’ai trouvé le film moyen et par moment ennuyeux. Assurément, il s’agit du moins bon des neuf films de la saga Harry Potter. Pas que le film soit mauvais en soi mais, à mon sens, il n’est pas la digne suite des Animaux Fantastiques et ne concède pas son lot plein de questions posées et de mystères résolus.

Après une évasion spectaculaire de bon augure, le film somnole pendant une bonne moitié. À croire que je’ai été victime à ce moment là d’un sortilège de Stupéfixion. Ensuite, l’action se passe nonchalamment et je trouve la fin vite expédiée.

Je me demande si le fait que cette nouvelle saga soient composée d’histoires écrites directement pour le cinéma n’y est pas pour quelque chose. Dans le premier film, on faisait connaissance avec de nouveaux personnages, dans une nouvelle ville, une nouvelle époque, avec de nouvelles règles. L’aspect découverte et exotique tenait le film. Qui plus est le remplaçant de Harry jouissait du syndrome Good doctor avant l’heure. L’autiste, de par sa naïveté et son honnêteté à toute épreuve, emporte systématiquement l’adhésion du public. Écrire une histoire en roman implique de déployer une richesse, essence de notre imaginaire, qui n’est pas nécessaire pour un film à gros effets. Ayant systématiquement lu les romans de la saga Harry Potter avant d’aller voir les films, je profitais d’un background riche qui ne me manquait pas si le film faisait quelques impasses.

D’ailleurs, je me demande pourquoi JK Rowling n’écrit plus pour le papier. Le dernier bouquin sorti est le livret de la pièce qui se joue actuellement à Londres et New-york, Harry Potter et l’Enfant Maudit. Et encore, l’histoire est de John Tiffany, metteur en scène de la pièce, et a été écrite par Jack Thorne, sous la supervision de l’auteur originel, tout de même.

Et depuis, rien. Enfin, c’est ce que je croyais. En faisant mes petites recherches, j’ai appris qu’elle continuait à d’écrire sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Mais que du polar. Cependant, selon un article du site Madmoizelle, JK Rowling devrait prochainement se lancer dans l’écriture d’un nouveau livre pour enfants qui l’habite depuis six ans.

Pour en revenir à la pièce, sachez qu’elle sera montée en 2020 à Hambourg, en Allemagne. Ça sera la première fois depuis sa création qu’elle sera jouée dans une autre langue que l’Anglais. On croise les doigts pour que le français arrive ensuite.

LES DEFAUTS

Le personnage de Dragonneau qui m’avait tant plu dans le premier opus, attachant tout en se détachant du héros précédent Ô combien emblématique, ne trouve pas la place qui devrait lui revenir ici. Relayé au second plan après Grindelwald, ses animaux et surtout Croyance dont la quête de sa véritable identité est le sujet principal du film.

Grindelwald qu’on découvrait sous son vrai visage à la fin du précédent film, joué par Johnny Deep, est fade, morne, terne. Il lui manque l’épaisseur d’un dont on ne doit pas écrire le nom dans un article de blog. Entendons-nous bien, j’adore Johnny Deep. Mon hétérosexualité entretenue se délite quand il apparaît à l’écran. Je l’ai aimé dans tous les films de Tim Burton. Je l’ai aimé dans tous les films Disney, même dans « Lone Ranger », un bide retentissant. C’est pour dire. Mais enfin, quel intérêt de prendre un Johnny Deep pour jouer le rôle d’un méchant sans émotion, monolithique dans son jeu ? Je me demande même si je ne lui préférais pas Colin Farrell. Vous sentez le malaise ? 😉

Les acolytes de Dragonneau n’ont pas de rôles importants dans l’intrigue. De la figuration, deux trois gags, mais rien de significatif. Et c’est vraiment dommage.

LES QUALITES

Mais oui, il en a. Rien à redire côté effets spéciaux, par exemple. Toujours aussi bluffants et magiques. La palme revient au Zouwu, ce gigantesque dragon chinois à tête de lion absolument incroyable.

Les animaux de Dragonneau, qu’ils soient en valise ou en poche, sont comme les gadgets d’un James Bond magique. On les présente pendant la première partie du film et ils permettent d’accomplir la mission dans la seconde. Big up au niffleur, une valeur sûre.

Globalement, je suis plutôt dur pour un film qui ne le mérite pas tant que ça. J’exprime tout au long de l’article le sentiment qui m’a habité pendant le film. Cependant, cela ne m’empêchera pas d’acheter mon billet pour la suite que j’espère plus palpitante et plus riche scénaristiquement parlant.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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