Menu

Merci Stan Lee !

13 Nov 2018 | Marvel, Un peu de moi | 0 commentaires

Vous le savez sans doute, même les journaux télévisés en ont fait au minimum une brève, Stan Lee nous a quitté hier à l’âge de 95 ans.

Pour les deux trois du fond dont le nom n’éveille aucune neurone, Stan Lee était le vieux monsieur qu’on voyait en caméo dans tous les films, et parfois séries, de super-héros issus du catalogue de la Maison des idées, Marvel. C’est que le monsieur, scénariste à l’imagination fertile puis éditeur à succès, a créé parmi les plus illustres des personnages de la pop culture américaine. Quelques noms ? Allons-y !

Les quatre Fantastiques (1961)
Hulk (1962)
Spiderman (1962)
Docteur Strange (1963)
Le Professeur Xavier et les X-men (1963)
Daredevil (1964)

Comme j’adore vous concocter des listes, je vous en fournirai une plus complète très prochainement.

De son vrai nom Stanley Lieber, il utilisera le pseudonyme de Stan Lee pour sa première participation « professionnelle », juste une page de texte, dans le comics Captain America en 1941. Il a 19 ans. Il était courant à l’époque de ne pas signer sous son vrai nom, les comics étant alors considérés comme un média inférieur. Il deviendra rapidement scénariste, puis il inventera plein de personnages super-héroïques, plus humains, plus ancrés dans la réalité que ceux de la Distinguée Concurrence, Superman et Batman en tête. La suite, on la connait, on l’imagine, je fais court. Viendra, après plusieurs essais télévisuels ou cinématographiques infructueux, l’adaptation de l’univers Marvel au cinéma, ce que les geeks appellent le MCU à partir des années 2000.

Depuis l’enfance, peut-être même plutôt la prime adolescence, je suis fan de Marvel pour ce qu’a apporté Stan Lee au genre, la part d’humanité des héros supposés indestructibles, la fragilité des surhommes. Mon premier héros a été Spiderman. Viendront les X-men, Daredevil, Iron Man, la liste est interminable. J’achetais, je lisais – et parfois je revendais pour en acheter d’autres – les Strange, Spécial Strange, Titans, Nova, etc. Quand je vois la côté aujourd’hui des comics que je lisais à l’époque, je me mords les doigts de les avoir revendus.

Quand j’ai fait de la CB – non non pas de la Carte Bancaire mais de la Citizen Band, du radio-amateurisme, les réseaux sociaux des années 80 – mon pseudo (on disait QRZ dans le jargon) était Spiderman 59. Dans mon collège, je ne connaissais qu’un seul fan, comme moi, des comics. C’est d’ailleurs à lui que je revendais mes exemplaires un franc pièce, une misère. J’ai tout de même conservé une petite collection de comics, certains en version originale, dont l’exemplaire le plus vieux, Fantask n°2 de 1969, m’a servi de cadeau offert à un Youtubeur que j’aime énormément, Le Commis des comics, dont je ne saurais trop vous conseillé de suivre le chaîne.

Quand j’étais minot, on ne criait pas sur les toits qu’on était fan de super-héros, sauf si on voulait sciemment passer pour un con, un benêt, un attardé du bulbe. Je passais mes week-ends dans les phylactères testostéronés plutôt qu’aux entraînements de foot pour l’équipe du village. Autant vous dire que l’étiquette qui me collait au cul était celle d’une fiotte doublé d’un abruti. Une sorte d’extra-terrestre avant ET. Le bon gros geek – terme qu’on n’employait pas à l’époque, je ne sais plus si on disait déjà nerd – qui ne ferait rien dans la vie. Les enfants sont cruels !

Pas beaucoup de copains, du fait. Mes potes, c’était les super-héros, les mutants, les masqués, les capés, les monstres verts au pantalon élastique. Et Stan Lee, c’était le père de mes copains. Mon adolescence n’aurait assurément pas été la même si ce monsieur que les moins physionomistes pouvaient confondre avec Hugues Hefner n’avait pas existé. Hugues Hefner qui, un temps, pris le pas côté lecture aux toilettes sur l’autre moustachu. J’aime les moustachus, lire les aventures d’hommes en collant moulant et je n’aime pas le foot. J’espère que ma femme ne lira pas ces lignes.

Merci Stan Lee !

Pour ne rater aucun article, abonnez-vous à la newsletter !