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Cyril Hanouna, le looser qui a réussi

14 Avr 2019 | Les miscellanées | 8 commentaires

C’est la première fois que je m’essaye à l’analyse d’une personnalité publique. Qui plus est, une personnalité dont on parle beaucoup, qui fait le buzz, dont on parle pour faire le buzz. Je ne cacherai pas que j’aimerais que l’article soit lu par le plus grand nombre. Toutefois, je me refuse à passer pour le gars qui s’est réveillé un matin en se disant « je vais parler d’Hanouna pour profiter de sa notoriété et engranger de la visite ». Mon envie d’écrire sur le « petit Mozart du paf » est à la fois réfléchie de longue date et piquée d’une nécessité croissante. Pour ces raisons, je vais disclaimer comme une bête avec toutes les précautions manuscrites qu’imposent un sujet pouvant facilement se retourner contre moi, m’attirant la haine des fanzouzes et l’assaut des haters professionnels. Je connais Cyril Hanouna – par écran interposé s’entend – de longue date et n’ai pas attendu le succès de Touche Pas à Mon Poste pour m’intéresser au personnage. Je suis un spectateur régulier pour ne pas dire fidèle de TPMP depuis France 4. J’ai toujours eu une passion pour les émissions TV qui parlaient de la TV. Depuis Télés Dimanche avec Michel Denisot, je n’en rate pas une.

Je dois confesser que j’ai eu du mal au début avec celui qu’on n’appelait pas encore Baba ou l’Animal. Surtout avec son rire forcé. Puis j’ai appris à l’apprécier, me rendant compte que le surjeu était dans son ADN, qu’il ne jouait pas un rôle. L’exubérance cache souvent une grande pudeur, une carapace qu’il est difficile de percer. C’est ce que je vais tenter aujourd’hui sous vos yeux ébahis.

Le personnage a évolué depuis les deuxièmes parties de soirée le jeudi, sur France 4. Il a pris de l’importance, de l’ampleur. Il attire la ménagère de moins de cinquante ans. Il pèse dans le TV game. Cette évolution s’accompagne, à mon sens, d’un sentiment d’imposture. Fier du chemin parcouru, le petit Cyril, celui des culottes courtes et des premières blagues potaches qu’il est encore, n’en revient toujours pas d’être payé pour s’amuser, faire ou dire les mêmes bêtises, celles qui lui valaient le courroux du personnel de l’éducation nationale. Cette candeur s’accompagne d’un sentiment d’impunité dont le plafond verre ne s’applique que par la sentence des chiffres d’audience du lendemain. Comme un Carpe Diem en sursis. Ça me rappelle le film La Haine, « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… ». Mais, attention, n’oublions pas que « l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

Je vais engranger avec vous une liste de détails qui m’énervent chez Cyril Hanouna. Chaque point me permettra de gratter la surface, de mieux comprendre l’animateur. Parce que souvent une attitude négative, sous un nouveau jour, peut sembler attachante. Après une petite décennie d’observation, je me retrouve dans la situation du mari dans un vieux couple qui s’aime encore, pour de vrai ou par habitude. L’euphorie des beaux jours, soleil éclatant transcendant le beau, se commue en aurore ras du sol laissant apparaître jusqu’à l’exagération ces petits riens qu’on aimait tant et qui finissent par exaspérer à l’outrance. Mon angle d’analyse restera peu ou prou le même, Cyril Hanouna malgré un parcours exceptionnel ne vit sa réussite que par le prisme d’une imposture mal assumée. Tout ce que je vais prétendre est uniquement le fruit de ma réflexion, n’ayant jamais rencontré l’homme. Je vais faire penser l’Animal comme je l’imagine. Sans doute, vais-je exagérer, parfois me tromperai-je, mais si je partage ces réflexions avec vous c’est que j’estime qu’elles ne doivent pas être trop éloignées du bol de sangria et qu’à défaut, elle pourront engendrer un débat que j’appelle de tous mes vœux calme et posé. Je dis ça mais si ça se trouve, l’article ne sera lu que par les membres de ma famille dont la plupart se foutent comme de leur première chemise du Pakistanais du Poste. On s’enflamme, on s’enflamme…

Je sais !

Les plus âgés d’entre vous connaissent la chanson de Jean Gabin aux paroles magnifiques. Elle commence par ces vers « Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes, J’parlais bien fort pour être un homme, J’disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS ». Assez régulièrement, quand un invité ou un chroniqueur balance une information, Cyril Hanouna répond instinctivement « je sais ! » C’est souvent trop instincfif pour être réfléchi. On connait le côté mauvais joueur de celui qui considère la défaite comme une impossible option. On y reviendra. Voulant garder son statut, il s’interdit de montrer la moindre baisse de régime. Il se doit d’être celui qui maîtrise l’information dans ses émissions. Il est l’animateur, le producteur. Il ne peut être pris au dépourvu. Les scoops, ceux de Maxime Guény comme des autres chroniqueurs, doivent d’abord passer par lui avant d’être offert au public. Il ne peut être pris à défaut. Alors qu’il sache ou pas, il affirme qu’il sait. Ne pas savoir n’est pas une tare, un défaut dans la cuirasse, sauf si dans son for intérieur, connaissant sa propre inculture, on a peur de l’image que ça pourrait renvoyer. Le moteur de l’émission, c’est l’information, de préférence exclusive, le scoop. Asséner savoir, c’est conforter son omniscience. En télé, l’image est plus forte que la vérité. Même si la vérité est un des créneaux de TPMP.

Lire c’est refuser de mourir

In fine, Cyril Hanouna est un exemple pour les jeunes qui le regardent. Cela implique des obligations dues à sa forte audience, à son influence. Et que ça me gonfle quand il porte au pinacle le statut de cancre ! Ne pas être littéraire, ne pas aimer la lecture, ne doit pas empêcher de respecter la chose écrite. Aimer son public, c’est aussi vouloir le meilleur pour lui. Lire est une des plus belles façons de s’extraire de son quotidien. Il n’y a pas que la gaudriole, le jet de matières colorés ou l’absorption de liquides douteux pour téléporter les foules au dehors du quotidien. Vous remarquerez que je n’ai pas mis de majuscule à « quotidien ». Il y a bien Géraldine Maillet qui, un temps, tenta la promotion de livres mais elle s’essouffla devant l’insuccès de ses tentatives répétées. Le public jeune est cher au cœur de Baba. Au lieu de lui proposer ce qu’il a envie, de se mettre à son niveau, l’amener vers de nouveaux horizons me semblerait bien plus beau.

La cancritude

Ça pourrait être le titre d’une chanson interprétée par Oldelaf. Le cancre, c’est celui qui ne peut, ou ne veut, se hisser aux premières marches de la classe, celui qui refuse d’apprendre ses leçons, qui se plait à sortir des carcans du respect dus au professeur, allant jusqu’à tricher par facilité, pour éviter les remontrances parentales. Régulièrement, Baba met en scène sa cancritude en assumant son inculture. La réponse à une question posée par un des chroniqueurs lui arrive par un subterfuge souvent drôle et délirant. Je ne vais pas bouder mon plaisir, j’aime bien ces séquences. Enfin, je les aimais au début. Même si elles se font plus rares, la question de l’influence et de l’exemple se pose à nouveau. Bien sûr, il ne faut pas prendre le spectateur pour un abruti. Bien sûr, il n’est pas dupe de la blague et du second degré. N’empêche, aussi intelligent soit-on, quand on entend dix fois par jour une chanson bien nulle à la radio, on finit par la fredonner à son corps défendant. Les messages envoyés « lire, c’est surfait », « tricher c’est cool » sans le contrepoint, le parfait contre-exemple, me semblent problématiques. je n’irais pas jusqu’à jouer les vieux cons, les réacs, en trouvant cela dangereux, cependant, un certain niveau de notoriété s’accompagne d’une solide réflexion sur les effets de ce qu’on peut produire sur la jeunesse.

Je mets tout de suite un bémol à mes propos, je suis persuadé qu’il n’y a aucune volonté néfaste à la récurrence de ces séquences, que seul l’amusement prime. Que les donneurs de leçons sont chiants par définition. Que si on devait réfléchir à tout, on ne ferait jamais rien. Que le contexte est aussi important, si ce n’est plus, que la blagounette. N’empêche, comme on dit (presque) chez Marvel, de grandes audiences impliquent de grandes responsabilités.

L’enfance

J’en viens au cœur de mon propos. Je pense que la vie de Cyril Hanouna peut se diviser en trois parties. L’enfance qui durera bien au-delà de l’adolescence, les années galère à se retrouver coincé devant son écran TV toute la journée à attendre la sonnerie d’un téléphone aphone, et les années succès depuis son arrivée sur D8, puis C8. Je pense qu’en ne peut analyser cette dernière qu’à l’aune des deux premières. Résumons ces trois périodes par l’insouciance, la loose et la revanche.

Ce n’est à mon sens pas un hasard si la plupart des anecdotes que distillent Cyril Hanouna se situent dans son enfance. Ce sont les années heureuses, les années références, les années formatrices. Quand d’autres grandissent, murissent, pourrissent parfois, Baba s’en inspire, s’en réclame, s’en éloigne le moins possible. Il balance régulièrement des vrais noms, ceux de ses copains d’école, de ses professeurs. Certaines des séquences récurrentes de TPMP trouvent leurs racines dans les années collège comme le Conseil de classe. Plus qu’une période bénie, c’est celle avant le drame, avant la loose. Le moment où il a perdu son mojo, où il a perdu, tout simplement. Sans parler de traumatisme, pour quelqu’un qui n’aime pas perdre, le temps d’inactivité forcée, du silence radio des professionnels de la profession, de l’incapacité à prouver de quoi on est capable, est au mieux un mauvais souvenir. Avec un leitmotiv lancinant, « plus jamais ça ! »

Mauvais joueur

Un des exemples flagrants du « plus jamais ça ! », c’est cette incapacité qu’a Cyril Hanouna à la moindre empathie quand celui qui se retrouve en face de lui n’est plus un humain mais un concurrent. Je ne prétends pas qu’il est mauvais joueur depuis sa mauvaise passe professionnelle mais je suis intimement persuadé que cette dernière a renforcé cet aspect de sa personnalité. Ne jamais oublier que les bons joueurs gagnent autant, si ce n’est plus, que les mauvais joueurs. La rage de vaincre ne doit pas faire oublier le respect, celui des règles et de son semblable de l’autre côté de la table de ping-pong. Je dois avouer que ça pique un peu quand, en direct, mon gars Cyril modifie quasi systématiquement les règles d’un jeu – dont on rappel que l’enjeu est minime – pour le simple fait de se mettre en avant, en valeur, d’atteindre la première marche du podium. On pourrait imaginer que son statut de vedette, de roi des audiences, le mette à l’abri des petites mesquineries dont il fait preuve pour gagner. D’autant qu’il a des atouts, le bougre. Ce n’est pas un être diminué qui veut sa place au soleil. Souvent, il est bon, très bon même. Il ne veut pas être Calif à la place du Calife puisqu’il l’a déjà. Mais voilà, deuxième phase de vie, « plus jamais ça ! »

Si on accepte comme correcte ma théorie, le sale con qu’il parait aux yeux de certains n’est finalement qu’un Animal apeuré tenant à sa place et ne voulant surtout pas la perdre. Plus jamais ça. L’humain derrière l’animateur. Mais c’est sans compter sur – on y revient – le devoir d’exemplarité des personnalités. La mauvaise influence qu’il sécrète par son attitude, certes à son corps défendant, peut être préjudiciable.

Monseigneur est le plus Grand de tous les Grands d’Espagne

L’animateur de Touche pas à Mon Poste n’est pas dupe. Même si son aura opère tous les soirs sur C8 depuis des années, il sait que tout peut s’écrouler du jour au lendemain. Je ne ferai aucun parallèle douteux entre les deux individus, mais il suffit de voir à quelle vitesse l’étoile d’Harvey Weinstein s’est ternie pour se rendre compte de la fragilité des trônes d’airain. Pour se rassurer, Cyril Hanouna se complait dans une certaine flatterie. Quand Mia Frye s’extasie devant lui en le comparant à un animal, cela légitime le nouveau surnom de Baba. Aucune gène à ce que ses chroniqueurs lui lèche les griffes, Jean-Michel Maire en tête. Par ailleurs, quand des journalistes ou des twittos s’en prennent à lui, souvent sa réponse est de dire qu’ils critiquent parce qu’ils ne connaissent pas l’émission. Ce qui sous-entend qu’on ne peut détester si on connait. On passe de la flatterie à la caresse auto-érotique. Ce qui peut sembler agaçant devient finalement touchant quand on estime que c’est un manque de confiance en soi et une peur de retourner en case deux qui s’expriment.

L’obligatoire réciprocité

Je vais très vite passer sur ce point, prolongement du précédant. J’ai remarqué qu’assez souvent, Cyril Hanouna en parlant d’un artiste, ne dit pas « je le kiffe » mais « on se kiffe ». C’est étonnant comme façon de faire montre de son admiration. Il inclut, de fait, la notion de réciprocité, donc d’égalité dans le talent, la notoriété, le prestige. Le message inconscient qu’il fait passer est qu’il est plus qu’un présentateur télé, il est un artiste, comme ceux qu’il admire. Ils sont frérots. De la même famille, celle de don, du génie. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Baba ne joue pas l’humilité. C’est sans doute aussi la période qui veut ça. Toute cette nouvelle génération de chanteurs et de rappeurs qu’il affectionnent tant et qui s’encensent à longueur de sons. Dans le même esprits, les invités demandent à venir dans l’émission, demandent à faire des happenings comme il l’a dit pour Jean-Claude Van Damme. Alors que ce dernier, d’évidence, découvrez la chose. Je n’arrive pas à comprendre cette volonté à péter plus haut que son cul quand celui-ci est en orbite.

Harcèlement consentant

Voilà qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque des nouilles dans le slip de Matthieu Delormeau. Cette phrase est étrange. Depuis le début de l’article, je n’ai pas aborder l’évidence. Il est temps. Cyril Hanouna est un amuseur, un drôle, un déconneur. Tout ce qu’il conçoit au sein de TPMP, sauf quand le sujet est trop grave, est marqué au sceau de l’humour. Prendre tout ce qu’il fait au premier degré serait « juste insupportable » pour reprendre le gimmick de Géraldine Maillet. Mais les téléspectateurs sont-ils tous armés du second degré nécessaire ? Baba se sent le besoin permanent de tacler ses chroniqueurs qui, pour la plupart, le prennent tous avec bonne humeur. De la pure déconne. Mais, le harcèlement scolaire, pour ne prendre que celui-là, n’est-il pas de la pure déconne pour ceux qui sont du bon côté des quolibets ? Dans harcèlement, il y a une notion de récurrence et c’est cette récurrence qui est malaisante. Mais pète un coup, pourrait rétorquer Cyril, c’est que de la télé ! Ce en quoi il n’aurait pas tout à fait tort. Le terme est fort. Quand ils sont attaqués, les chroniqueurs, se marrent pour certains, se gaussent pour d’autres. On ne peut nier le côté bon enfant. Seulement, il y a ce qui se passe sur le plateau et se qu’en retiennent les plus jeunes spectateurs pour « jouer à TPMP » dans la vraie vie.

Mais si on pense en permanence à ça, on ne fait plus rien. On se retient de tout et ça devient chiant comme la mort. C’est vrai. Et je ne voudrais pas d’une télé tiède où le politiquement régnerait en maître. Je l’ai dit en prémisse de l’article, je le redis, j’aime le présentateur, j’aime l’émission, j’aime (presque) tous les chroniqueurs et je serais triste qu’elle disparaisse de l’antenne. Je n’ai pas de solution miracle pour trouver le bon équilibre. Je constate. J’analyse basiquement avec mes modestes moyens. Je partage. Et sans doute ne serais-je pas entendu. Pas grave.

La Cour du roi

J’ai évoqué plus haut l’ego du Roi Cyril. Je ne suis pas sûr que résumer l’individu à sa grosse tête soit si simple que ça. Même si on sent de la vanité, de l’absolue certitude dans les postures de Cyril Hanouna, je ne pense pas qu’on puisse parler d’un melon aussi gros que le bœuf. Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute, dira La Fontaine dans une autre fable. Parlons de la cour, parlons des courtisans. Elle est composée des chroniqueurs, sans doute des équipes techniques, assurément du public acquis et des twitos dithyrambiques. Une blague nulle issue de la bouche de Baba fera systématiquement rire l’auditoire. Ce qui donnera au Roi de C8 le sentiment d’un humour sans faille. En même temps, tous rient de bon cœur, sans nécessairement se forcer. Je m’explique mal cette alchimie que j’ai par ailleurs remarqué en côtoyant quelques célébrités. La moindre phrase un tant soi peu rigolote provoquera rires à gorges déployés en disproportion. L’envie de faire plaisir au Roi provoque une vérité altérée rendant drôle ce qui ne le serait pas dans la bouche du voisin, du boulanger ou du beau-frère. 

L’humour nul de Baba se décline en mots-clés que je vous propose de lister. J’ai pris quelques chroniqueurs à qui j’ai associé mots ou sujets qui provoquent l’hilarité surfaite du public et des chroniqueurs eux-mêmes. Ils reviennent tout le temps. Ça devient lourd, très lourd. Et pourtant le public rit et enre demandeu :

Benjamin Castaldi : mariage et pet
Valérie Bénaïm : moustache et boulette
Gilles Verdez : bague et Fatou
Maxime Guény : puceau et précieux
Jean-Michel Maire : bafouillage et fayotage
Isabelle Morini-Bosc : grand âge et CDI
Kelly Vedovelli : Bouffe et gastro

J’aime TPMP

Qui aime bien, châtie bien. J’ai voulu écrire cet article parce que j’avais besoin d’en parler. Je ne me positionne pas dans le camp des antis Hanouna. J’aime pour la plupart, les moments que je passe devant l’écran quand il est aux commandes. J’ai voulu exprimer mon agacement en lui trouvant des circonstances atténuantes. Je me mets dans une situation où les fanzouzes vont m’en vouloir de démystifier l’Animal et où les antis de mes amis seront déçus de mon aveu final. Quant aux antis de tout poil, de toute façon, ils n’auraient pas aimé quoi que j’écrive sur le sujet.

Si vous ne voulez pas me laisser seul avec mon avis, je serai plus que ravis que vous partagiez le vôtre en commentaire dans le plus grand respect, il va sans dire.

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