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10 infos étonnantes sur Godzilla

30 Déc 2018 | Les miscellanées | 0 commentaires

Je vous ai déjà parlé de Godzilla dans l’article consacré aux dinosaures de fiction. Il était grand temps d’approfondir l’histoire de cette icône geek par excellence. Et quoi de mieux, pour ça, d’aller farfouiller à droite et à gauche pour déceler des infos étonnantes. Et je vous en ai trouvé 10.

1 – Godzilla dans le livre des records

Pas pour sa taille, ni pour son poids mais pour sa licence. En effet, la franchise cinématographique « Godzilla », détenue par Tōhō est reconnue par Guinness World Records comme étant la plus longue franchise de films en exploitation continue, de 1954 à nos jours. Au total, ce sont 35 films, dont 32 produits par la maison mère. Et c’est sans compter les comics, mangas, séries et jeux vidéo.

2 – Godzilla est un kaiju

Le kaijū eiga est un genre de film japonais qui – à ses origines et avant l’avènement des effets spéciaux numériques – emploie des maquettes de villes en carton et des acteurs costumés en grands monstres de latex. Kaijū signifie en japonais « bête mystérieuse ». On retrouve d’autres appellations du même type :

  • Daikaiju (grande bête étrange) désigne les plus grands monstres.
  • Kaijin (homme mystère) fait référence à un kaiju humanoïde.
  • Seijin (étoile) spécifie l’origine de la bête comme étant extra-terrestre.

3 – Godzilla doit tout à King Kong

Et ceci pour deux raisons. Étymologiquement, tout d’abord. Son nom originel, Gojira, est formé d’une combinaison de deux mots japonais : gorira et kujira. Le deuxième signifie baleine et le premier… gorille.

La seconde est que même si les japonais sont devenus maîtres dans ce genre particulier de cinéma, il ne faut pas oublier que le premier film à mettre en scène un monstre géant est le King Kong de 1933. Tōhō a senti le filon après le succès commercial de la réédition de King Kong en 1952.

À noter qu’un Godzilla vs Kong devrait sortir dans les salles en 2020 alors qu’un King Kong contre Godzilla est déjà sorti dans les salles en 1962.

4 – Un français a inspiré Godzilla

Il est temps de pousser un bon gros cocorico. À l’instar de la news précédente, un autre film fut source d’inspiration pour Godzilla, Le Monstre des temps perdus, sorti en 1953. Et son réalisateur est français. Collaborateur de Jean Renoir sur deux chefs-d’œuvre du cinéma que sont La Grande Illusion (1937) et La Règle du jeu (1939), Eugène Lourié part tenter sa chance à Hollywood en 1943. Il exercera différents métiers du 7ème art : directeur d’effets spéciaux, costumier, scénariste et même acteur. Ce touche-à-tout se spécialisera en tant que réalisateur dans la science-fiction. Issue d’une nouvelle de Ray Bradbury, Le Monstre des temps perdus raconte l’histoire d’un monstre géant réveillé par l’explosion d’une bombe atomique et attaquant une grande ville. Ça ne vous rappelle rien ? 😉

5 – Le premier film de Godzilla est américain

C’est en tout cas ce qu’on a voulu faire croire aux spectateurs américains. Le premier film réalisé par Ishirō Honda est sorti aux États-Unis en 1954, deux ans après la sortie japonaise. Mais dans une version différente puisqu’il comportant de nouvelles images avec Raymond Burr, un acteur américain connu pour avoir tenu le rôle titre de séries comme L’Homme de Fer et Perry Mason.

Il semble, surtout, que le reboutiquage avait pour but de minimiser l’implication des essais nucléaires américains dans la création du monstre. En France, il a fallu attendre 1997 pour qu’une VHS (excusez, les jeunes !) soit commercialisée avec le montage Japonais, en version originale sous-titrée en français.

6 – Godzilla est père de famille

Le kaijū a trois fils : Minilla, Godzilla Junior et Zilla Junior.

Bon, je dis père mais comme je n’ai pas trouvé trace d’une mère, je me pose quand même la grande question : Godzilla, c’est un mâle ou une femelle ? Si vous aussi vous vous posez la question, je vous renvoie vers cet article qui traite très sérieusement du sujet.

7 – Un prix pour Godzilla

Je ne parle pas du prix cumulé de tout ce que le monstre a détruit, ça serait faramineux. Non, je parle d’award, de récompense. Godzilla est le deuxième des trois personnages de fiction à avoir remporté le MTV Lifetime Achievement Award. C’était en 1996. Ce prix était attribué à une personnalité ayant eu un impact significatif sur la culture populaire. Les deux autres sont Jason Voorhees (le croquemitaine de Vendredi 13) et Chewbacca (le grand poilu de Star Wars).

8 – « Godzilla seulement de nom »

Dans les années 1980, Tōhō accepte de donner une permission spéciale pour qu’un film américain mettant en scène Godzilla soit produit. Ça ne sera pas un long fleuve tranquille puisque de nombreux scénaristes et réalisateurs se succéderont dans les coulisses pour que le film voit enfin le jour en 1998.

C’est Roland Emmerich qui mènera à bien le projet. Écologiste et antinucléaire convaincu, le réalisateur décide d’y inclure des éléments liés aux essais nucléaires français relancés par Jacques Chirac à Moruroa, en Polynésie française en 1995.

Bien que le film soit un succès, il sera désavoué par les fans du Godzilla japonais. Le monstre se voit affublé d’un drôle de sobriquet, GINO (Godzilla In Name Only), en français « Godzilla seulement de nom ». Tōhō, gênée par l’impopularité du film auprès de ses fans, décidera de renommer la créature Zilla dans son répertoire de Kaiju.

9 – Godzilla, rockstar

Côté musique, Godzilla a été une source d’inspiration du groupe de heavy metal américain Blue Öyster Cult pour leur titre éponyme. Il a également inspiré le morceau Biotech is Godzilla du groupe de death metal brésilien Sepultura. Enfin, Gojira (nom japonais de Godzilla), est un groupe de death metal français.

10 – La drôle d’histoire de Cozilla

Terminons cette série d’infos étonnantes par l’étonnante histoire de Luigi Cozzi, un réalisateur italien qui souhaitait, en 1976, distribuer Godzilla en Italie. Intéressé par la version japonaise, il contacte Tōhō. La maison de production lui annonce que le film n’est pas disponible et lui propose la version américaine, celle avec Raymond Burr. Malheureusement, les distributeurs italiens sont assez frileux à l’idée de mettre à l’affiche un film en noir et blanc. Loin de se démonter, Cozzi embauche Armando Valcauda pour coloriser le film par un processus appelé Spectorama 70 consistant en l’application de divers gels de couleur. Mais ce n’est pas tout. Quitte à retravailler sur le film, autant revoir le montage. Le réalisateur ajoute des images de diverses provenances : Le train de Frankenheimer, Le Retour de Godzilla, Le Monstre des temps perdus, Le Jour où la Terre prit feu de Val Guest, des documentaires sur Hiroshima, des images d’essais nucléaires et de courtes scènes de reportages d’actualités sur la Seconde Guerre mondiale. La musique sera, elle aussi, réécrite.

Bon, la qualité est asse mauvaise mais si l’envie vous prend de regarder ce que donne le film, je vous l’ai trouvé sur Youtube. On dit merci qui ?

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