Menu

Pourquoi je surkiffe Elisa Penna ?

10 Déc 2018 | Disney | 0 commentaires

Je ne vais pas vous parler basketball. Certes, Elisa Penna est une joueuse de balle au panier de l’équipe nationale italienne mais l’article est dédié à une autre Elisa Penna. La « mienne » était à la fois journaliste et dessinatrice de bandes dessinées. J’emploie le passé parce qu’elle nous a quitté en avril 2009.

J’étais jeune, je ne savais pas !

Avant de vous en dire plus sur la raison de mon surkiff, je voudrais vous parler d’une découverte que j’ai faite bien après que mon enfance ait commencé à perdre ses cheveux. À l’âge des culottes courtes et des genoux à croûtes, je lisais pas mal de magazines avec plein de dessins dedans. Spirou, Pif Gadget, le Journal de Mickey, Picsou magazine, Mickey Parade… J’en oublie certainement. Le seul qui me laissait froid, c’était le Journal de Tintin. Jamais accroché.

Je vous parlerai de Pif Gadget et des artémias salinas dans un prochain article, promis. Pour l’heure, c’est plutôt (hé hé !) vers le journal de Mickey que nous allons nous tourner. J’adorais cette idée de lire des bandes dessinées qui provenaient directement des États-Unis. Sans doute ai-je pensé une grande partie de mon enfance que les « petits mickeys » que je lisais étaient dessinés par Walt Disney lui-même. C’était classe !

Et puis les années ont passées. Mes lectures ont changé. Le cœur toujours aux states, j’ai bifurqué vers les super-héros de chez Marvel et troqué ma passion pour l’oncle Walt contre celle de l’oncle Stan. La déconvenue vint plus tard. Pas vraiment un choc, une choquette, on dira. Mais quand même ! Je ne sais plus quand j’ai appris qu’une grande partie – si ce n’est la totalité – des histoires de Mickey, Donald, Dingo et les autres provenaient d’Italie. J’ai plus mangé de pâtes pendant au moins une semaine. J’ai tenu plus longtemps pour les pizzas. L’enfance est un château de cartes qui se défend mal ds vents de l’adultie.

J’ai deux amours…

J’ai connu deux grandes histoires d’amour avec les BD Disney de mon enfance. Fantomiald et le Manuel des castors juniors. Duck powa !

Fantomiald, c’est Donald version Batman, sauf que le milliardaire n’est pas l’alter-ego mais l’oncle Picsou. Le Manuel des castors juniors est le livre de référence des neveux de Donald : Riri, Fifi et Loulou. Comme je prévois également l’écriture d’articles plus complets sur ces deux piliers de mon imaginaire de môme, je ne vais pas vous en dire plus, suspens, suspens.

C’est bien beau tout ça, vous dites-vous, mais quel est le rapport avec Elisa Penna ? J’y viens. Et vous avez raison, revenons sur le sujet de l’article. Elisa était une tronche. Diplômée en histoire et en philosophie. Ce qui n’empêcha pas son âme d’enfance de prendre le gouvernail de sa vie professionnelle. Elle entra chez Mondadori en 1959. L’éditeur publiait sous licence Disney les histoires de Mickey depuis 1932. D’abord des traductions, puis des histoires produites spécialement en Italie, dans le magazine Topolino (Mickey en italien). Elle devint rédactrice en chef du magazine aux grandes oreilles en 1962 et contribua à son rayonnement dans la botte mais aussi en Europe et chez nous, en France. Grâce à ses succès, elle grimpa les échelons du magazine pour atteindre les plus hauts jusqu’à son départ en retraite en 1994.

69, année héroïque !

Mais arrêtons-nous sur l’année 1969. Et plus particulièrement sur cette réunion de travail qu’Elisa Penna organisa avec le scénariste Guido Martina et le dessinateur Giovan Battista Carpi. L’objet de la réunion était de lancer un nouveau personnage. Une bonne dosede  Diabolik, un soupçon de Fantomas le tout arrosé d’une lampée de Donald et ils obtinrent le cocktail Fantomiald.

1969 ne fut pas qu’une année érotique, elle fut également faste pour mes fantasmes de gosse. Parce que oui, incroyable, c’est cette même année que notre Elisa décide de publier le premier Manuel des castors juniors, de le sortir des cases dans lesquels l’avait placé Carl Barks puis Don Rosa, les deux plus grands dessinateurs du duck world de chez Disney.

Merci Elisa Penna !

J’ai trouvé finalement assez peu d’informations sur celle qui a embelli ma jeunesse. Dans les articles que j’ai pu trouver sur la toile, elle est présentée comme une femme réservée, humble, qui n’aimait pas paraître, exquise, serviable, gentille, sensible, amie des animaux – surtout des chats – et de la nature.

Ce qui en ressort, c’est étonnamment sa dualité Donald/Fantomiald. Humble au point de ne pas vouloir être photographiée – elle souhaitait n’être représentée que par sa caricature -, elle œuvrait pour que sa création soit connue du plus grand nombre. Son succès, c’était celui de son personnage.

Merci Elisa Penna !

De belles idées de cadeaux pour Noël

Pour finir, je vous propose quelques idées à noter dans la liste à envoyer au vieux barbu, des bouquins avec des canards dedans.

Sachez qu’il existe en trimestriel le magazine « Les Chroniques de Fantomiald » dont le numéro 8 devrait sortir dans quelques jours, trouvable exclusivement en kiosque ou point presse.

En voici d’autres que vous pourrez trouver en ligne. N’hésitez pas à cliquer sur les couvertures qui vous amèneront directement sur Amazon pour les commander dans la foulée.

Aidez le blog grâce au
Utip de Mission Japon

Abonnez-vous à l’impossible newsletter

Pour ne rater aucun article, abonnez-vous à la newsletter !