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5 films tournés dans les parcs Disney américains

19 Oct 2019 | Disney, Les parcs d'attractions | 0 commentaires

Dans l'article "Les nouvelles aventures de la tête glacée de Walt", je vous racontais l'histoire d'un drôle de film mettant en scène la tête cryogénisée de Walt Disney dont une grande partie du tournage se passait dans l'enceinte de Walt Disney World. Ce film avait la particularité d'avoir été filmé sans autorisation. Cette fois, je vous invite à découvrir 5 autres films, parfois officiel, parfois non. C'est parti !

DANS L'OMBRE DE MARY - LA PROMESSE DE WALT DISNEY (2014)

Ici, nous sommes dans du officiel de chez officiel puisque l'un des deux protagonistes n'est autre que l'oncle Walt himself. Le film nous raconte la rencontre entre le papa de Mickey et la maman de Mary Poppins, le premier souhaitant porter à l'écran l'histoire de la dernière. Devant le scepticisme et la réticence de Pamela Lyndon Travers, Walt Disney l'invite à Los Angeles afin de la convaincre. Bien sûr, le film enjolive et théâtralise les relations entre le charmeur moustachu et la dubitative australienne. Mention spéciale pour Emma Thompson et Tom Hanks absolument parfaits dans leurs rôles respectifs. Ce qui relève de la vérité "historique", c'est que Travers désapprouvait l'adaptation du personnage de Poppins poncé de ses aspérités plus sombres, détestait les musiques des frères Sherman et ne supportait pas qu'on ait pu ajouter de l'animation au film. Pas facile, la Travers !

Les parties du film qui nous intéressent sont celles où Walt Disney invite PL Travers à Disneyland. On y voit une voiture arriver jusqu'à l'entrée du Magic Kingdom, ce qui n'arrive jamais. Dans le parc, on voit Disney distribuer des cartes pré-autographiées aux fans, à l'américaine, quoi ! On va ensuite découvrir d'autres pans du parc. Pour pouvoir filmer dans Disneyland, la plupart des scènes ont été tournées tôt le matin pour ne pas trop pénaliser les visiteurs. Certaines zones ont été fermées pendant le tournage comme l'entrée du parc, Main Street USA, le château de la Belle au bois dormant, Fantasyland et le Carrousel du roi Arthur. La plus grosse difficulté dans ces séquences était que le parc puisse ressembler à sa version de 1961. Pour ce faire, les devantures des boutiques de Main Street USA ont dû être réaménagées et les attractions apparues après 1961 ont été maintenues cachées pour ne pas être visibles à la caméra.

Quittons maintenant la magie pour s'engouffrer dans l'horreur. Si si !

ESCAPE FROM TOMORROW (2013)

Cette fois, on pénètre dans du barré, du déglingo, du crade, du sanglant. Que s'est-il passé dans la tête de Randy Moore pour qu'il décide, un jour, de se lancer dans le projet d'un film d'horreur tourné dans un parc Disney ? Vous l'aurez deviné, nous avons à faire là à ce qu'on appelle un guerrilla movie, c'est à dire à un film à petit budget mais surtout sans autorisation. Pour arriver à filmer incognito, les acteurs et l'équipe technique réduite à son minimum ont dû se fondre dans la masse des touristes, se séparant par petits groupes pour ne pas attirer l’attention. Pour communiquer, lire les dialogues, et même enregistrer le son, les acteurs utilisaient leurs smartphones. Côté caméra, l'équipe utilisaient des reflex numériques pour passer inaperçu.

Le tournage dura au total dix jours à Walt Disney World et deux semaines à Disneyland. Ce qui peut déstabiliser dans la mesure où l'action du film est censée se dérouler dans un seul et unique parc. Autre particularité, le film est en noir et blanc, paradoxe quand on connait le décor coloré et chatoyant. Est-ce un choix artistique, à la David Lynch version Eraserhead, ou un impératif technique dû au manque d'éclairage pro et à la multiplication de scènes tournées sur fond vert ? Mon cœur balance.

Comment vous raconter l'histoire ? Jim est en vacances avec sa femme et ses deux enfants en Floride. Le dernier jour de son séjour, il apprend qu'il est licencié. Le monde de Jim s'écroule au moment où il visite celui de la futilité et de l'ignorance. Ce choc l'amène à agir étrangement. Il devient obsédé par deux adolescentes françaises qu'il va croiser à plusieurs reprises. Il commence à avoir des hallucinations l'amènant à voir des poupées maléfiques dans It's Small World, par exemple. Et puis ça baise, ça chie, ça part dans du porte-nawak. Je ne vous raconte pas la fin qui vous sera toutefois dévoilée, si vous acceptez de vous faire spoiler par les deux vidéos critiques ci-dessous qui suivront la bande-annonce de l'ovni.

Le film fera pas mal fait parler de lui, surtout après sa présentation en compétition au Festival du Film indépendant de Sundance en 2013.On aurait pu s'attendre à une censure de la firme américaine. Mais, étonnamment, Mickey n'est pas Tintin. Disney a laissé pisser. Ce film, si vous avez l'occasion de le voir, ne vous laissera pas indifférent. Vous allez aimer ou détester.

DES ENNUIS À LA PELLE (1962)

Activons la machine à voyager dans le temps pour évoquer un film sorti au moment de l'action de Dans l'ombre de Mary Poppins. Cette fois, c'est du vrai Disneyland d'époque que nous allons découvrir dans ce film dont le premier rôle est tenu par celui que vous connaissez peut-être sous le nom de Danny Wilde (dans Amicalement vôtre), Tony Curtis. Une particularité anecdotique du film est qu'il s'agit d'une production Universal dont l'action se situe en partie chez le concurrent à grandes oreilles. Il faut dire que la rivalité parc ne naitra que deux ans plus tard avec l'ouverture des Universal Studios Hollywood.

Cette histoire d'une petite fille laissée en garantie à des adultes patibulaires qui deviendront papa gâteau a d'abord fait l'objet d'une adaptation en 1932 intitulée Petite Miss qui marque le début sur grand écran de Shirley Temple. Puis une autre version est sortie en 1949, Sorrowful Jones. La Puce et le Grincheux, la plus récente des adaptations cinéma, est sorti en 1980 avec à l'affiche Julie Andrews (la première Mary Poppins) et Tony Curtis (encore lui).

La petite fille de la version qui nous intéresse est obsédée par Disneyland. Elle est laissée par son père afin de garantir une dette de jeu. Quand il devient évident que le père ne reviendra pas, le directeur du casino offre à la petiote une virée dans son parc préféré avant de lui annoncer la mauvaise nouvelle. Au total, ce sont une quinzaine de minutes que le film nous offre dans le Magic Kingdom. Pêle-mêle, on remarque qu'à l'époque, il était possible de se rendre de l'aéroport de Los Angles à Disneyland en hélicoptère - malheureusement, un accident a stoppé cette option quelques années plus tard -, que Mickey et Minnie étaient bien moches dans les années 60, qu'une des scènes montre les travaux de ce qui va devenir par la suite le land New Orleans Square. Ce quart d'heure nous emmène aux quatre coins du parc à la découverte d'attractions disparues ou encore en activité. Sauras-tu deviner lesquelles ? 😉

Je n'ai pu trouver que la version originale de la bande-annonce dans laquelle vous verrez quelques images tournées à Disneyland.

À LA POURSUITE DE DEMAIN (2015)

Cette fois, c'est à un pur produit Disney que l'on s'attaque. D'ailleurs, le titre original reprend le nom du land de l'avenir et de l'espace des parcs américains, Tomorrowland. C'est vrai que dans le parc français, nous avons eu droit à un autre nom, Discoveryland, faisant référence aux grands découvreurs. C'était plutôt malin de la part des imagineurs parce qu'il n'y a rien qui ne se démode plus vite qu'une vision de l'avenir, pouvant passer du sublime au ringard en quelques années. L'idée de départ, pour le land français, était de présenter les visions d'avenir de personnalités comme Jules Verne, Léonard de Vinci, HG Wells. Malheureusement, le marketing et les licences ont peu à peu dénaturer la magnifique impulsion originelle. Mais ceci est un autre débat.

Un film Disney, George Clooney et Hugh Laurie (sortant du succès de Dr House) en vedette, des effets spéciaux à foison, on se dit que tous les ingrédients sont rassemblés pour un gros succès au box-office. Eh bien non ! Le film a coûté 200 millions de dollars et n'en a rapporté que la moitié sur le territoire américain.

L'action commence en 1964, lors de l'exposition universelle de New-York. Pour info, il faut savoir que la WED Entreprises, l'entreprise qu'a créée Walt Disney pour concevoir Disneyland sera sollicitée pour développer des attractions originales pour l'occasion. C'est là que les visiteurs de l'expo découvriront avant ceux des parcs la première version d'It's a Small World. Je ne m'attarde pas sur le sujet parce qu'il fera prochainement l'objet d'un article complet.

Finalement, À la poursuite de demain ne dévoilera que très peu de plans tournés à Disneyland. Seul le début du film, la partie exposition universelle, utilise le parc comme décor. Pour les plus curieux, ceux qui iront fouiller les scènes bonus du DVD auront la possibilité de visionner une autre scène tournée cette fois dans l'attraction Carousel of Progress. Puisqu'on parle de bonus, je vous propose de visionner ce petit film d'animation qui devait, avant d'être coupé au montage, présenter l'origine de la ville du futur dont il est question dans le film.

Et puis nous n'allons pas passer au dernier film de la liste sans une petite bande-annonce.

THE FLORIDA PROJECT (2017)

On termine avec le film le plus récent. L'action se passe essentiellement aux alentours de Walt Disney World, dans The Magic Castle, un motel miteux censé se fondre dans le décor magique de la destination touristique. Comme pour Des Ennuis à la pelle, l’héroïne principale est une petite fille qui, cette fois, sera livrée à elle même, ce qui l'amènera à faire les 400 coups avec ses amis. Seules les deux minutes de fin nous emmènent à l'intérieur du Magic Kingdom apportant un contraste saisissant avec la vie difficile qu'a connu l’héroïne tout le long du film. Pour info, les scènes filmées dans le parc l'ont toutes été avec un iPhone.

On se quitte avec la bande-annonce en VOSTFR. J'espère que ce petit tour cinématographique vous aura donné l'envie de visiter les parcs en question ou de visionner l'un des films présentés

Source principale : touringplans.com
Sources secondaires : Wikipédia, allociné, micechat

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