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10 infos étonnantes sur la série TV "L'Incroyable Hulk"

21 Avr 2019 | Les séries TV, Marvel | 2 commentaires

Aujourd'hui, les fans des comics Marvel sont comblés par le crossmedia, cette possibilité qu'ils ont de voir les aventures de leurs supers-héros préférés sur tous les supports que ce soit en dessins animés ou en live : TV, Netflix, Jeux-vidéos, Cinéma... Mais [option vieux con on] de mon temps, quand j'étais jeune, on va dire fin des années 70, début des années 80, il n'était pas aussi simple de retrouver de la cape au vent et de la combinaison moulante en dehors des cases de Strange et consort. [option vieux con off] Il faut reconnaître que de ce côté-là, la Distinguée Concurrence avait sacrément pris de l'avance entre la série live Batman des années 60, le même en dessin animé venant en aide à l'équipe Mystère et compagnie, Scooby-Doo en tête, ou encore Superman sur grand écran dès 1978.

Du côté de la Maison des Idées, il y avait bien eu quelques dessins animés dans les années 60 dont le plus connu, en partie pour son générique, fut Spiderman - je me demande même si à l'époque, le titre n'était pas L'homme araignée ou L'Araignée -, quelques téléfilms qu'on faisait passé pour des vrais films de cinéma, en salle, comme Captain America. J'ai beau me creuser le ciboulot, je ne trouve pas d'autres exemples. Si vous en avez, l'espace commentaires vous est grand ouvert.

Et puis, le 20 décembre 1980, si j'en crois Wikipédia, le monstre vert arriva sur TF1. Le fan boy en moi dansa pendant plusieurs jours la danse de la joie. Après quelques épisodes, la danse de la déception fut de mise. Mais je continuais à regarder parce que, bon, Hulk quoi ! Finalement, je me suis laissé prendre et je n'ai manqué aucun épisode, toujours fidèle au poste. J'adorais - j'adore toujours - la musique de fin où en voyait Banner reprendre la route, le pouce levé, pour une nouvelle destination.

Ce qui était déceptif, c'était le canevas des épisodes, très proche du Fugitif, par exemple. Au milieu de l'épisode puis quelques minutes avant la fin de l'épisode, Banner s'énervait, se transformait en Hulk, faisait la bagarre, résolvait les problèmes de ses nouveaux amis, se calmait parce que le budget était serré et qu'il ne fallait pas trop casser de murs en polystyrène, leur disait au revoir et reprenait la route pour échapper à la police et à un journaliste qui le traquait. Une fin, toujours la même, façon Lucky Luke "I'm poor lonsome cowboy". Finalement, c'était un feuilleton comme beaucoup d'autres. L'esprit comics, super-héros, grands pouvoirs grandes responsabilités, n'y était pas. C'était un début. Il faudra attendre quelques décennies pour que le grand écran sublime la matière papier et les phylactères.

En repensant à la série, j'ai eu l'envie nostalgique de vous en parler, peut-être de vous la faire découvrir, en vous révélant 10 infos que vous ne connaissez probablement pas sur L'incroyable Hulk.

1 - "Ils" ont changé le nom du héros

Je n'ai jamais compris pourquoi. Alors que dans les comics le Docteur Banner se prénomme Bruce - précisément Robert Bruce Banner - dans la série, il s'appelle David. J'apprécie l'hommage mais je me suis toujours demandé ce qui s'était passé dans la tête des traducteurs. Certes ce n'était pas une première. Dans la série Ma Sorcière bien-aimée, le mari de Samantha s'appelle Jean-Pierre Stevens dans la version française et Darrin Stephens dans la version originale. "Darrin" n'étant pas un prénom répandu en France, on peut comprendre la modif. Le Patron de Jean-Pierre, notre Alfred Tate s'appelle aux États-Unis Lawrence "Larry" Tate. Là aussi, on imagine qu'à l'oral, "Lawrence" ressemblant" à "Laurence", on lui a préféré un nom plus testostéroné. Mais Bruce ! Ma théorie, c'était que les gars se sont dit que ça ferait trop asiatique, Bruce Lee, tout ça. Eh ben, pô du tout ! J'ai enfin trouvé la réponse. Et elle est plutôt choucarde. Les créateurs de la série avait peur d'utiliser le prénom "Bruce" parce qu'il avait des connotations trop homosexuelles. Une pensée pour tous les Bruce hétéros qui lisent présentement ces mots.

2 - Une origin story différente

Côté Comics, Bruce Banner est un physicien qui crée une nouvelle arme nucléaire, la bombe G, à base de rayons gamma. Lors d'un essai, il sauve un adolescent se trouvant dans la zone d'explosion mais se retrouve bombardé de rayons gamma lui modifiant l'ADN. On connait la suite.

La théorie de l'accident n'est absolument pas développée de la même façon pour la série. David Banner est traumatisé par l'accident de voiture qui a tué sa femme, plus particulièrement par le fait qu'il n'a pas pu l'extraire du véhicule en feu. Il consacre désormais son temps de recherche à étudier les personnes qui, en situation de danger, développent une force surhumaine pour sauver leurs proches. Banner en arrive à la conclusion que des niveaux élevés de rayonnement gamma contribuent à l'augmentation de la force. Il effectue un test sur lui. Là aussi, on connait la suite.

3 - Hulk doit son existence à deux romans très connus

Sortons un peu du cadre de la série TV pour s'intéresser au personnage. Selon Stan Lee, son créateur, la dualité de Bruce Banner et de Hulk est une référence directe au Dr Jekyll et Mr Hyde de Robert Louis Stevenson. Un docteur qui se laisse submergé par une entité incontrôlable d'une force surhumaine, pas de doute, l'histoire d'Hulk en est bien la version moderne. Le double vert de Banner quant à lui possède toutes les caractéristiques d'un autre monstre inventée au 19ème siècle par ‎Mary Shelley dans Frankenstein ou le Prométhée moderne.

4 - Une dualité à deux acteurs

Les effets spéciaux de l'époque ne tenant pas encore du numérique, il a fallu deux acteurs pour jouer le calme docteur et le vert bouillant. Banner était interprété par un habitué des premiers rôles de séries TV américaines comme Mon Martien favori ou encore une série que j'aimais beaucoup Le Magicien, Bill Bixby.

Le rôle de Hulk fut donné à un culturiste au palmarès impressionnant, sorte de Poulidor du biceps étincelant, rarement premier mais toujours classé à des concours comme Mr Universe ou Mr Olympia, Lou Ferrigno. Ce fut, pour lui, le début d'une longue carrière à la TV comme au cinéma où, encore aujourd'hui, il est la voix américaine de Hulk dans le Marvel Cinématique Universe.

5 - Triste prémonition

La vie de Bill Bixby ne fut pas une partie de plaisir. Il divorce de l'actrice Brenda Benet en 1980 après neuf ans de mariage. Leur fils, Sean Christopher, meurt un an plus tard à l'âge de 6 ans des suites d'une infection rarissime. Brenda Benet se suicide un an après, le 7 avril 1982. Elle avait joué aux côtés de son mari dans l'épisode 18 de la saison 3 de L'Incroyable Hulk intitulé Prémonition.

6 - Des références françaises

Nous avons vu les références littéraires qui amenèrent Stan Lee à créer Hulk. Il en est une autre pour la série, française cette fois. Le producteur de la série, Kenneth Johnson, était un grand fan de Victor Hugo et, plus particulièrement des Misérables. La série s'inspire du roman en associant les caractéristiques de Jean Valjean à David Banner et ceux de Javert au journaliste qui poursuit Hulk, Jack McGee. Je soupçonne que l'idée est venue au producteur à la lecture d'un passage précis du roman. Souvenez-vous, Jean Valjean a changé d'identité et s'appelle désormais M. Madeleine. Alors qu'une charrette renversée écrase le père Fauchelevent, l'ancien forçat, malgré la présence de Javert, soulève à lui tout seul le véhicule et sauve l'homme d'église. Les soupçons de l'inspecteur s'en trouve confirmés. Javert ne connaît qu'un seul homme disposant d'une telle force, Jean Valjean. Et là, les parallèles se rejoignent. Hulk est un Jean Valjean vert. Ça vous en bouche un coin, hein, qu'il y ait un point commun entre Victor Hugo et Hulk, en plus du fait que leur nom tient en quatre lettres et qu'ils commencent par les deux mêmes. 😉

7 - Enfin d'autres personnages Marvel arrivent dans la série !

L’Incroyable Hulk comporte 5 saisons, 79 épisodes et 6 téléfilms. Nous allons nous intéresser aux trois derniers téléfilms qui furent diffusés entre 1988 et 1990.

Dans Le Retour de l'incroyable Hulk, David Banner retrouve un ancien élève, Donald Blake, qui lui raconte avoir trouvé une massue viking dans une grotte lui permettant de faire apparaître le dieu nordique Thor. Y a un petit fumet d'Avengers dans l'air, vous ne trouvez pas ? Bon, on ne va pas se mentir, le Thor est plutôt cheapouille. Je vous laisse en juger avec cet extrait vidéo.

Dans Le Procès de l’incroyable Hulk, comme d'habitude notre auto-stoppeur préféré débarque dans une nouvelle ville. Mais pas n'importe laquelle, une ville contrôlée par Wilson Fisk. Les fans de comics et les abonnés Netflix se sont déjà écriés "Mais c'est Le Caïd !" Je vous passe les détails mais Banner se retrouve en prison et lors de son procès il est assisté par, je vous le donne en mille, Matt Murdock, l'avocat aveugle qui, la nuit, enfile un coulant rouge avec de petites cornes et se fait appeler Daredevil. Enfin, ça, c'est dans les comics. Dans la série, il n'a plus ses cornes et se balade en collant noir.

Dans La Mort de l'incroyable Hulk, la rencontre avec un autre personnage de l'univers Marvel est plus subtile pour ne pas dire indétectable aux profanes. Banner travaille comme balayeur dans un complexe de recherche gouvernemental. Il raconte son histoire au Dr Pratt qui lui propose son aide. Dans le même temps, le laboratoire est infiltré par une espionne russe nommée Jasmin. Ce personnage n'est autre que Black Window. Je n'ai pas réussi à apprendre pourquoi le nom avait été changé. Allez, hop, petit extrait, en anglais cette fois.

8 - Les personnages Marvel qui ont failli intégrer la série

Dans l'ultime téléfilm, La Mort de l'incroyable Hulk, comme nous l'avons vu précédemment, apparaît un erzast de la Veuve Noire. Ce n'était pas le choix initial des scénaristes. Dans une première version du scénario, il était question d'introduire ou Miss Hulk, ou Iron Man. À savoir que le rôle de Tony Star devait être tenu par notre Magnum moustachu qu'on adore, j'ai nommé Tom Selleck.

9 - Les acteurs qui faillirent jouer Hulk dans la série

Le premier choix de la production se porta sur Richard Kiel qui d'ailleurs commença le tournage du premier épisode. Vous avez déjà vu ses 2,18 m se trimballer aux côtés de James Bond dans L'Espion qui m'aimait et Moonraker où il jouait le rôle de Requin. Mais Kenneth Johnson lors du tournage des premières scènes ne le trouva pas assez musclé.

Des auditions furent à nouveau lancées et deux acteurs furent au coude-à-coude, Lou Ferrigno et... Arnold Schwarzenegger. Ce dernier, avec son mètre quatre-vingts huit fut jugé trop petit et ce fut Ferrigno qui obtient le rôle du haut de son mètre quatre-vingts quatorze.

10 - Les références des films Marvel à la série

Dans le premier film cinéma centré sur le géant vert, sobrement intitulé Hulk, on retrouve les deux protagonistes principaux de la série. Lou Ferrigno, tout d'abord, qui tient le rôle d'un vigile. Le film est sorti en 2003. Bill Bixby est mort en 1983. Toutefois, le personnage de Nick Nolte s'appelle David Banner, en hommage à l'acteur.

Dans le deuxième film - et pour le moment dernier consacré au monstre vert - intitulé L'Incroyable Hulk, on peut brièvement apercevoir Bill Bixby dans une télévision passant une série des années 1960. Par ailleurs, parmi les petits rôles du film, on retrouve un jeune reporter qui porte le nom de Jack McGee.

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