10 infos étonnantes autour de K 2000

10 infos étonnantes autour de K 2000

Temps de lecture : 8 min

Une voiture qui parle, qui pense par elle-même et qui se conduit toute seule, ça faisait son petit effet dans les années 80. Certes, on avait connu Choupette, un amour de coccinelle, dans les années 60 mais même si elle jouissait d'une autonomie facétieuse, elle ne parlait pas.

K 2000 a été diffusée en France pour la première fois en avril 1986 sur feu La Cinq berlusconienne. Il était temps parce que trois ans plus tôt, on avait les miquettes quand on montait dans une voiture américaine à cause de Stephen King - toujours lui, voir les articles sur les clowns - et de la sortie au cinéma de Christine. Bon, ça c'est pour nous, petits français - parce qu'aux États-Unis, la série est sortie quelques mois avant le film.

Vous connaissez la série, même si vous ne l'avez jamais vue, pourtant vous allez apprendre quelques infos étonnantes dans ce qui suit. En voiture, Simone !

1 - Un créateur/producteur prolixe

C'est en 1966, une année où il faisait bon naître, que Glen A. Larson lance sa carrière en télévision avec une idée de scénario pour la série Le Fugitif, dont nous avions déjà parlé dans l'article sur L'Incroyable Hulk. En 1971, il lance sa première série en tant que producteur, un western nommé comme une série d'espionnage Opération danger. Ça sera le début d'une magnifique liste de succès - et d'échecs aussi même si certains ont marqué les esprits comme pour Manimal - qui ont accompagné notre vie de téléspectateur fan de séries. En voici quelques unes, les principales. :

- Switch (71 épisodes)
- Quincy (148 épisodes)
- Galactica (24 épisodes)
- Buck Rogers au XXVe siècle (24 épisodes)
- Magnum (162 épisodes)
- L'Homme qui tombe à pic (112 épisodes)
- K 2000 (90 épisodes)
- Automan (13 épisodes)
- Manimal (8 épisodes)
- Police 2000 (10 épisodes)
- Enquêtes à Palm Springs (13 épisodes)
- Waikiki Ouest (20 épisodes)
- Battlestar Galactica (73 épisodes)

2 - La mode des super-véhicules

Vous les savez, au cinéma comme à la télé, quand un succès survient, par faiblesse intellectuel et appât du gain facile, on copie, on adapte, on refait, souvent en moins bien. K 2000 a lancé la mode des super véhicules. Tel Tornado inséparable de Zorro, les "monstres mécaniques" deviennent des personnages de séries à part entière. On ne peut plus dissocier le preux chevalier de sa monture. Nouvelles technologies obligent, la lumière se porte d'ailleurs sur les véhicules plus que sur l'humain comme l'atteste le nom des séries. À roues ou à hélices, ils feront les beaux jours de nos cathodiques années 80. Dans l'ordre d'apparition, deux après K 2000, le temps que le succès se concrétise et que les concurrents mettent leur projets en branle, on découvrira Supercoper (1984), suivi d'un autre hélicoptère issu du film du même nom réalisé par John Badham sorti un an plus tôt, Tonnerre de feu (1984), une intelligence virtuelle très inspirée du film Disney Tron aidée d'un curseur qui crée moto, hélicoptère ou voiture aux virages à angle droit nommée Automan (1984), un autre tonnerre à deux roues cette fois, Tonnerre mécanique (1985) et, enfin, en toute queue de mode, un camion high-tech pourvu d'un hélicoptère et d'une lotus esprit dans Police 2000 (1987) que l'on doit également à Larson. La route, les airs, il manque l'eau. Il faudra  attendre les années 90 pour qu'un bateau soit héros d'une série TV avec Caraïbes offshore (1994) avec Hulk Hogan, une série qui a la particularité d'avoir été entièrement tournée à Walt Disney World.

3 - David Hasselhoff, comment dire ?

Michael Knight, le chevalier solitaire dans un monde dangereux de la série est joué - je ne vous apprends rien - par David Hasselhoff qu'on retrouvera plus tard en caleçon de bain rouge dans Alerte à Malibu, puis bourré dans sa salle de bain en essayant de manger un hamburger. Il fut adulé, puis moqué, les hauts et les bas du vedettariat. N'empêche qu'il a vécu des moments incroyables. je vous en ai listé quelques uns dans le plus grand des respects :

- En grand sportif, il a fait un jogging avec Bill Clinton à l'époque où ce dernier était président des États-Unis.
- Il a pulvérisé tous les records d’affluence à une représentation théâtrale de Peter Pan au Royaume-Uni dans laquelle il jouait le Capitaine Crochet
- En parlant de record, il acquiert le statut d’Homme le plus vu au monde décerné par le livre Guinness des records suite au succès d'Alerte à Malibu vu par plus d’un milliard de téléspectateurs dans 140 pays.
- Il a fait un caméo dans le film Bob l'éponge de 2004 en tant que Mitch Buchannon .
- Michael Knight s'est également fendu d'un caméo dans deux épisodes d'Arnold et Willy.
- En 2011, il entre une nouvelle fois dans le Guinness des records en devenant l'humain catapulté le plus haut à l'aide d'une attraction foraine, vous savez celle où on est dans une boule tenue par deux immenses élastiques, qui l'envoie valser à plus de 70 mètres.
- Il a vendu plus de disques que Michael Jackson… OK, qu'en Suisse mais quand même.
- Il a chanté avec Luciano Pavarotti. Bon, c'était dans un avion mais ça compte, non ?
- Il a eu sa propre équipe de course automobile, Race for Life, à Indianapolis.
- En 2012, des scientifiques ont découvert un nouveau type de crabe poilu, comme le torse du Hoff. Ils ont surnommé leur découverte antarctique "Le crabe Hoff". Son nom binomial est Kiwa tyleri.
- En 2014 et 2015, il a eu son propre talk-show en Finlande et en Suède

4 - Pas besoin d'auto-radio pour KITT

C'est qu'il y a du musicos, de la star du micro, autour de la voiture parlante. Au cours des années 1950, Greg A. Larson fait partie du groupe vocal The Four Preps, signé par Capitol Records en 1956. Ils auront à leur actif plusieurs disques d'or, dont 26 Miles, coécrit par Larson, qui se classera dans le Top 10 des ventes de singles aux États-Unis.

En 1989, David Hasselhoff réalise son rêve d’être chanteur, en sortant un single Looking for freedom. Énorme carton, notamment en Allemagne dont l'acteur-chanteur est originaire, du moins ses grands-parents. Le titre devient disque de platine avec plus de 500 000 ventes. S'en suivra une longue liste de chansons dont une dont on parle juste après.

5 - Star sur terre mais aussi Gardien de la Galaxie

La planète bleue ne suffit plus à Hasselhoff. Dans Les Gardiens de la Galaxie 2, Star-Lord avoue qu'il a longtemps pensé que l'acteur de K 2000 était son père. Ce dernier se substitue un instant à Kurt Russell pendant l'une des longues tirades d'Ego.

Revenons en arrière, 1997, et sur les plates-bandes du point précédent. Cette année-là, David sort une reprise de ce qui sera quelques années plus tard le point d'orgue de la bande-son du premier Gardiens de la galaxie, Hooked on a feeling. J'adore boucler les boucles. Ce qui ne pourrait être que de l'anecdote au kilo prend tout son sel quand on mate le clip qu'il a tourné pour l'occasion et qui atteint des sommet en kitchissime. Quand le ringard le dispute au sublime. Rien que pour vos yeux, je l'ai retrouvé et, hop, je le partage avec vous.

6 - La voix de son maître

Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup abordé la série. Mais vous me connaissez, je prends souvent comme excuse une sujet pour parler de beaucoup d'autres choses. Je me rattrape en vous parlant de la voix de KITT interprétée en version originale par l'acteur et réalisateur américain William Daniels. Il enregistrait ses répliques en studio ce qui fait qu'il ne rencontrait jamais les autres acteurs du casting. Il a fallu attendre six mois après le début du tournage de la saison 1 pour que lui et David Hasselhoff se rencontrent pour la première fois lors d'une soirée de Noël. Je n'en connais pas la raison mais l'acteur demanda à la production de ne pas figurer au générique pour sa contribution vocale..

Pour Le Retour de K 2000, la série de 2008, c'est Val Kilmer (Batman, le Saint) qui prête sa voix au véhicule.

7 - Roulons gaiement des mécaniques

Je ne suis pas un as ni même un passionné de la mécanique mais quand on aborde K 2000, c'est un peu un passage obligé. Même complètement montée et entière, la voiture s'appelle KITT. C'est l'acronyme de Knight Industries Two Thousand. Dans la vraie vie, et avant maquillage technologique, il s'agit d'une Pontiac Firebird Trans Am 1982. Alors que le modèle original possède un intérieur plutôt épuré, dans la fiction, son tableau de bord est digne de celui d'un avion de ligne.

Entre suite et téléfilm, plusieurs modèles ce sont ensuite succédés :

- Une Pontiac Firebird (4e génération) rouge modifiée pour le téléfilm K 2000 : La Nouvelle Arme de 1991.
- Une Ford Mustang Shelby GT500 KR pour Le Retour de K 2000 de 2008.

Pour revenir au téléfilm, au début de l'intrigue, la voiture ayant été désossée puis revendue partiellement en pièces détachées, on retrouvera KITT dans la carrosserie d'une Chevrolet Bel-Air de 1957. On a échappé au crossover avec Choupette, histoire d'amour mécanique, promenade sur l'autoroute au soleil couchant, viens ici que je te bourre le pot d’échappement, tout ça.

8 - Voiture à un dollar

La consommation en voitures de la série était impressionnante tant les cascades s'avéraient poilues (comme Hasselhoff), entre 4 et 9 par saison. Heureusement, la production jouissait d'un partenariat avec la General motors qui leur "vendait" les voitures un dollar pièce. Cependant, la transformation du lambda en KITT coûtait quand même la bagatelle de 18 000 dollars.

9 - Encore une voiture parlante ?

NBC n'avait pas perçu le potentiel de la série. Quand elle lui a été proposée, ils ont un temps hésité car ils avaient déjà produit dans les années 60 une série avec une voiture parlante intitulée My mother the car en version originale. Il y a eu plusieurs titres en français : Une mère pas comme les autres, Maman bagnole ou encore Ma mère à moteur. Si on m'avait demandé mon avis à l'époque, j'aurais proposé "Areuh" parce que j'étais à peine né mais très vite j'aurais pu être force de proposition avec :

- Ma mère est bien carrossée
- Maman, dis camion !
- Ma mère, c'est la plus Ford
- Arrête de regarder les phares de ma maman !

Vous en avez d'autres, vous ?

Le pitch de la série, Dave Crabtree fait l'acquisition d'une voiture, une Porter 1928, voiture dans laquelle, comme par hasard, sa mère s'est réincarnée et lui parle. Même si elle a laissé un bon souvenir aux gamins de l'époque, les critiques ont plutôt détesté la série, souvent avec brutalité. Ce qui explique sans doute, le premier mouvement de recul de la NBC lors de la présentation de K 2000 par ses producteurs. Pour info, en 2002, TV Guide a proclamé My mother the car comme étant la deuxième plus mauvaise série de tous les temps, derrière The Jerry Springer Show.

10 - Le fameux chenillard

On ne peut pas se quitter sans aborder le phénomène du chenillard lumineux, vous savez cette bande sur la calandre avant de KITT sur laquelle une lumière rouge se promène de droite à gauche et inversement. Un gadget qui a fait les beaux jours des amateurs de tuning à mulet dans les années 80/90.

Même si c'est K 2000 qui l'a démocratisé, on le retrouvait déjà en 1978 dans une autre série de Glen A. Larson. En effet, dans la première version de Battlestar Galactica, la visière des Cylons possédait ce même attrait lumineux. Étonnant, non ?

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10 infos étonnantes sur L'homme qui valait trois milliards

10 infos étonnantes sur L'homme qui valait trois milliards

Temps de lecture : 9 min

J'ai 9 ans quand je découvre pour la première fois à la télé cette série de science-fiction qui comportera cinq saisons. Elle met en scène Steve Austin, espion au service d'Oscar Goldman, dont la particularité est d'avoir des éléments de son corps robotisés suite à un accident, le bras droit, les jambes et l'œil gauche. Il est bionique. Il court vite, saute haut, possède une force surhumaine et peut voir de très loin. De quoi faire rêver le gamin que j'étais à l'époque. Je vous invite à plonger ou replonger dans L'Homme qui valait trois milliards. Je vais aussi parlé de son spin-off, Super Jamie. Et je vous promets que vous allez apprendre plein de choses. C'est parti !

1 - Cyborg de Martin Caidin

Aux origines d'une série, souvent, il y a un roman. Celui qui a inspiré la série qui nous intéresse aujourd'hui a été édité en 1972, soit un an seulement avant la mise en production de la série. En France, il sortira en librairie en même temps que la série sur nos écrans TV.

Martin Caiding raconte dans Cyborg les aventures d'un pilote-astronaute, miraculeusement rescapé d'un accident de vol, qui a perdu un œil, un bras et deux jambes. Il est transformé en cyborg par le docteur Wells travaillant dans le domaine de la bionique pour l'OSI (Government Office of Scientific Information) dirigé par Oscar Goldman. Autant dire que la série est restée très proche du matériau original. En lisant la tétralogie, puisqu'en effet trois autres romans suivront sans pour autant être dans la continuité de la franchise, on remarque toute de même quelques nuances dans l'optimisation du héros. Un des doigts de la main bionique de Steve Austin est un pistolet et une de ses côtes intègre un émetteur radio.

2 - Problème de conversion ?

La série s'appelle en France L'Homme qui valait trois milliards. Son titre original est The Six Million Dollar Man. Hors jamais, même dans les années 70, 6 millions de dollars ont valu 3 milliards de francs. Oui, à l'époque, jeunes têtes blondes, on payait en francs. Dingue, non ? Une conversion grossière aurait donné quelque chose comme 30 millions de francs. L'Homme qui valait 30 millions, ça le faisait aussi. Seulement voilà, en 1975, on parle aussi en anciens francs. C'est que depuis la deuxième guerre mondiale, le franc dévalue régulièrement. Et ce n'est pas bon pour une monnaie d'être faible vis-à-vis du dollar notamment. Antoine Pinay qui connaîtra autant de jeu de mot graveleux sur son nom que le côté "bio-nique" de Steve Austin instaure en 1963 le nouveau franc qui équivaut à 100 anciens francs. Et pendant très longtemps, les deux "monnaies" vont cohabiter. Quand j'étais jeune, pour minimiser une somme, on l'exprimait en nouveaux francs mais quand on voulait lui donner de l'ampleur, du poids, on en parlait en anciens francs. Conversion faite, trente millions de nouveaux francs valaient trois milliards d'anciens francs. Et comme le titre était déjà très long, la série s'appela L'Homme qui valait trois milliards. Pour info, au Québec, elle fut traduite par le logique et pourtant moins vendeur L'Homme de six millions.

3 - Bionique ou bio-ionique ?

Dans mon souvenir - ah les mystères insondables de la mémoire - on parlais d'homme bionique. Logique. Le mot existe. C'est ce qui concerne la biologie et l'électronique, et surtout l'intégration de cette dernière dans la première. Le mot a fait son entrée dans le dictionnaire français quelques années plus tôt, en 1968. Mais avant d'aller plus loin, je vous invite à regarder le générique français.

La voix off dit bien "bio-ionique" et non "bionique", ce qui dans le contexte ne veut rien dire. Quand on utilise l'adjectif ionique, on peut faire référence à l'Ionie, une région de la Grèce antique, on peut parlait d’architecture et de colonne ionique caractérisée par son chapiteau à volutes, on peut faire référence aux ions, ces atomes électriquement chargés mais en aucune façon d'un mélange de corps/macine. Pourtant cette "erreur" existe pour une bonne raison, et elle est labiale. Bionic, version anglaise, se prononce en trois syllabes ba-yo-nik alors qu'en français il n'en faut que deux. Le voice-over fut plus fort que la logique et il fut décidé de coller au plus proche des mouvements des lèvres des acteurs américains quand le mot était prononcé.

4- Le crash du générique

Puisque vous avez vu le générique, on peut en parler. Le crash d'avion qu'on y voit est un véritable accident d'un prototype Northrop M2-F2 qui a eu lieu le 10 mai 1967 sur la Edwards Air Force Base, en Californie. Il est terrifiant. Je ne sais pas vous mais moi, je me suis toujours dit qu'un accident pareil ne permettait pas le moindre espoir quant à la survie de celui ou ceux qui se trouvaient à bord. On est dans la fiction la plus pure, bionique tout ça, on n'est plus à une approximation près mais quand même; Et j'avais tort. Parce que le pilote, le vrai, Bruce Peterson a bien survécu au crash même s'il y a perdu l'œil droit, comme Steve Austin. Mais, attention, pas dans l'accident. Après son hospitalisation, il guérit de ses blessures mais c'est à la suite d'une infection contractée à l'hôpital, qu'il perd la vision de son œil.

Un accident comme celui-là est traumatisant. Même si le pilote repris ses vols quelques temps après, il se plaignit à juste titre de voir régulièrement son accident à la télévision, un extrait qui plus est pour lequel il ne toucha jamais de royalties.

5 - Lee Major, passion football

Parlons un peu de l'acteur principal qui a fêté cette année ses 80 ans. Ce solide gaillard né en 1939 avait tous les atouts physiques pour réussir une grande carrière dans le football américain. Malheureusement, à l'issue de son premier match, il subit une grave blessure au dos le laissant paralysé pendant deux semaines, mettant ainsi fin prématurément à sa carrière sportive universitaire. Il se tourne alors vers le théâtre. Quand il est question de se lancer sérieusement dans une carrière d'acteur il troque son vrai nom, Harvey Lee Yeary, contre Lee major en hommage à son héros d’enfance Johnny Majors, joueur et futur entraîneur de l'Université du Tennessee. Le football américain, toujours. Mais c'est la TV qui portera sa carrière. Il débute dans Gunsmoke (Police des plaines) avant de décrocher un rôle récurrent dans une autre série western, La Grande Vallée, dans laquelle il jouera de 1965 à 1969. Dans les années 70, il obtient le rôle de sa vie, celui de Steve Austin, qui l'intronisera au rang d’icône pop. Lee major fait ses débuts de réalisateur en 1975, dans un épisode qui met en scène, comme par hasard, de vrais joueurs de football professionnels. Passion, quand tu nous tiens ! Après l'arrêt de L'Homme qui valait trois milliards, il revient sur le devant du petit écran avec une nouvelle série à succès dans laquelle il joue pour 5 saisons le rôle du cascadeur Colt Seavers, L'homme qui tombe à pic. Plus tard, il retrouvera un ultime rôle récurrent, celui de l'entraîneur Ross dans The Game entre 2006 et 2009, une série américaine consacrée, je vous le donne en mille, au football américain.

Mais c'est dans la vraie vie qu'il exaucera un de ses vœux les plus chers en devenant, en 1983, copropriétaires du LA Express de la United States Football League.

6 - Super Jaimie

Y a du spin-off dans l'air. Super Jaimie ou The Bionic Woman en version originale est une série dérivée de L'Homme qui valait trois milliards qu'on découvrira en France en 1976, finalement assez vite par rapport à la série originelle. Jaimie Sommers est l'ancienne petite amie de Steve Austin, ancienne championne de tennis devenue institutrice. Suite à un accident de parachute, elle se voit opérer bioniquement. Nouveau bras, nouvelles jambes et, à la différence de Steve Austin, nouvelle oreille lui permettant de suivre des conversations de loin ou derrière un mur. Grâce à ses nouveaux atouts, elle devient, elle aussi, agent secret aux services d'Oscar Goldman. La série qui comportera trois saisons verra un bon nombre de crossovers associant les deux héros bioniques, et Jaimie rendra bien évidemment la politesse avec quelques apparitions dans la série aux trois milliards.

Pourtant Jaimie revient de loin. À l'origine, elle ne devait apparaître que dans deux épisodes de L'Homme qui valait trois milliards puis mourir, trois petits tours et puis s'en vont. Courrier des lecteurs, série qui bat de l'aile tout ça, font revoir leur copie aux scénaristes qui décident de la ressusciter. "On aurait dit qu'elle était pas morte" comme diraient des gamins dans la cour de récré pour que leur copine continue à jouer à la guerre avec eux. On aurait dit qu'elle était amnésique et qu'elle aurait oublié son histoire d'amour avec Steve parce que l'amour c'est nul, beurk, c'est que pour les fillettes. Et voilà le personnage repartit sur de nouveaux rails pour le plaisir de continuer à engranger des brouzoufs.

7 - Une remarque sexiste

Le corps de Jaime est reconstruit avec des parties similaires à celles de Steve. De cette info, on peut estimer que le coût de l'opération est similaire à la précédente. Cependant, le titre du spin-off ne dévoile aucune info budgétaire. On obtiendra une estimation au détour d'un dialogue annonçant qu'elle coûtait moins de 6 millions de dollars parce que les pièces de rechange étaient "plus petites". Oh les vilains machos ! Z'ont pas pu s'en empêcher. Heureusement, tels des Zorro féministes, les allemands ont décidé de contrer l'outrage en traduisant le nom de la série par Die Sieben Millionen Dollar Frau, soit La Femme qui valait sept millions. Je vous laisse faire la transcription en anciens francs.

8 - Et c'est là que ça part en couilles !

Bon, vous allez me dire que c'est la troisième anecdote concernant le spin-off mais, là, faut vraiment qu'on en parle. Le premier être à avoir profité de nouveaux membres bioniques n'est ni Steve Austin ni, on l'aura compris, Jaimie Sommers mais... un chien. À l'instar de la chienne Laïka qui fut le premier être vivant à être en orbite autour de la Terre, Max, on l'apprend dans la saison 3 de Super Jaimie, est le premier être bionique. Pas étonnant que cette saison soit la dernière. C'est complètement con comme idée scénaristique. Non parce que même si on peut à la limite concevoir un essai animal avant de tester la technologie sur l'homme, c'est quand même dangereux, cette affaire. D'autant que l'opération a coûté un million de dollars. En plus, l'animal est opéré à l'âge de quatre mois. Pour un chiot Berger Allemand, la croissance est très forte entre 4 et 7 mois. Ça veut dire que ses implants, pattes et gueule en l’occurrence, ne peuvent pas suivre en taille son évolution jusqu'à l'âge adulte. Et puis, vous imaginez, vous, avoir à faire à un chien qui pour s'amuser viendra vous mordiller les mollets avec sa mâchoire bionique ? Rien que d'y penser, j'ai des frissons. Et dire que Maximillion - oui, c'est son vrai nom en rapport avec le coût de ses ajouts - a failli avoir lui aussi sa propre série...

9 - Qui dit mieux ?

On a donc un chien à un million de dollars. Une femme qui coûte, on va dire, cinq millions si on oublie le titre allemand. Un homme à six millions de dollars. Qui dit mieux ? La réponse est Barney Miller, deuxième cyborg masculin de la série. Dans le cinquième épisode de la saison 2, Steve Austin apprend l'existence d'un pilote automobile qui, suite à un grave accident, se voit offrir deux jambes et deux bras bioniques. Rien à l’œil puisque l'opération vaut sept millions de dollars. On vous fait le bras à un million de dollars ! Profitez-en, il n'y en aura pas pour tout le monde. Pas de bras bionique, pas de chocolat pour Monique !

Il faut savoir que Monte Markham, l'acteur qui joue le rôle de Barney Miller qu'on retrouvera à deux reprises dans la série, était le premier choix de Martin Caidin qui le souhaitait pour interprétait le rôle qui sera finalement tenu par Lee Major.

10 - Le retour

Après la fin des deux séries, comme souvent, des tentatives de retour sous forme de pilotes devenus téléfilms ont été tentés. En 1987 sort Mission bionique (The Return of the Six-Million-Dollar Man and the Bionic Woman), deux ans plus tard L'Espion bionique (Bionic Showdown: The Six Million Dollar Man and the Bionic Woman) dans lequel on retrouve Sandra Bullock dans le rôle d'une nouvelle femme bionique et, enfin, en 1994 Mariage bionique (Bionic Ever After) qui clôture la grande aventure bionique. Et lors de la nuit de noces, ils bioniquent enfin. Voilà, ça y est, j'ai réussi à la placer celle-là.

Côté cinéma, un projet de reboot est depuis très longtemps dans les cartons. Déjà en 1995, Universal Pictures développait un scénario avec Kevin Smith. Après de nombreuses péripéties et passation de droits répétées, aux dernière nouvelles, c'est Warner Bros qui serait sur les rangs. Mark Wahlberg fut un temps pressenti pour jouer rôle titre. Je ne sais pas ce qu'il en est pour lui aujourd'hui. On parle actuellement d'un possible début de mise en production pour 2020 avec une sortie prévue en 2021. Wait and see.

Et une poignée de fun facts (enfin pas toujours fun) supplémentaires

  • L'image de la salle d'opération du générique est un stock-shot, c'est-à-dire une séquence vidéo pompée ailleurs, provenant d'un épisode de la saison 2 de Columbo, Le Spécialiste.
  • En Israël, la série fut rebaptisée The Man Worth Millions soit L'Homme vaut des millions pour éviter de rappeler aux téléspectateurs le chiffre des "six millions" de victimes juives de l'Holocauste, l'estimation la plus souvent citée.
  • L'épisode Les Naufragés de la saison 1 de Super Jaimie est la copie conforme de l'épisode Seuls les plus forts survivent de L'Homme qui valait trois milliards.
  • À titre perso, ce qui m'a toujours fait rire, c'est cette séquence récurrente dans laquelle Steve Austin court très vite grâce à ses jambes bioniques, avec la musique et le bruitage, dans laquelle pour faire comprendre qu'il bat des records de vitesse la course est au ralenti.
  • Un des épisodes (en deux parties) qui m'a le plus marqué - sans doute un des plus barges - met en scène des extra-terrestres et un bigfoot joué par un français, André le géant. Il s'intitulait L'Empreinte du diable.

 

Sources : Wikipédia, www.eighties.fr, forums.futura-sciences.com, interstices.info, www.allocine.fr

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10 infos étonnantes sur La Bataille des planètes

10 infos étonnantes sur La Bataille des planètes

Temps de lecture : 11 min

Nouvelle incursion dans mon enfance après l'article sur L'Homme qui valait trois milliards. 1979. C'est bientôt la rentrée des classes. Je viens d'avoir 13 ans. Je suis au collège. L'un de mes derniers cadeaux est un lecteur/enregistreur à cassette. Depuis peu, je me suis trouvé une passion pour l'enregistrement. Je pose mon appareil à côté du haut-parleur de la télévision et j'appuie sur le bouton rec pour conserver les sons des images que je regarde. Ça a commencé avec le série du Club des 5 qui passait dans l'émission Les visiteurs du mercredi. À l'époque, tout le mercredi après-midi était consacré aux enfants. Surtout du côté de TF1. C'était bien avant le Club Dorothée. Depuis, il faut se lever très tôt, même le dimanche, pour voir des dessins animés quand on est môme. Je peux l'avouer, si j'enregistrais la série tirée des aventures d'Enid Blyton, c'est que j'étais amoureux d'Annie. Je me repassais le son des épisodes avant de m'endormir grâce à un casque énorme, d'un très joli marron clair qui m'imposait la position allongé sur le dos, pour ne pas me faire repérer par mes parents dormant dans la chambre d'à-côté. En septembre 79, je découvre une autre série, animée cette fois, à laquelle j'adhère immédiatement. Un autre club des 5. Il me faut en conserver une trace pour revivre leurs aventures. Les cassettes s'enregistrent à nouveau au son de La Bataille des planètes. Plus tard, j’effacerai mes enregistrements pour les remplacer par une émission radiophonique passant sur France Inter, Le Tribunal des flagrants délires présenté par Claude Villers en ne ratant aucune prestation de celui qui joue le rôle procureur et qui deviendra mon idole, Pierre Desproges. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai peut-être un jour. Pour l'heure, je vous invite à découvrir 10 infos étonnantes sur Gatchaman, de son petit nom japonais.

1 - Le nom complet est...

... si on traduit du japonais à l'anglais, Science Ninja Team Gatchaman, ce que Google translate traduit par... Science Ninja Team Gatchaman. Merci Google ! Bon, donc on sait qu'il est question d'une équipe de "ninja", on va dire guerriers, en rapport avec la science et qu'elle s'appelle - l'équipe, pas la science - Gatchaman ce qui explique le G qu'on voit partout, sur les costumes, sur les vaisseaux, partout. La fameuse force G de la version française. Si vous voulez vous amuser à traduire depuis le japonais, ça donne Kagaku Ninja Tai Gatchaman. Mais on reviendra plus tard sur le titre français.

2 - La petite maison dans la prairie

La voix parlée du générique, celle qui présente les personnages, disait ceci :

"La Bataille des Planètes.
Le groupe d'intervention G : Princesse , Allumette, Kipo, Marc, Thierry.

Le quartier sous-marin Neptune, supervisé par un ordinateur de la septième génération 7-Zark-7. Il veille et il prévient dès que les galaxies ennemies esquissent une attaque contre la nôtre.

La Force G ce sont ces cinq jeunes hyper-doués qui protègent les planètes de notre galaxie. Toujours ensembles, unis comme les cinq doigts de la main, incorruptibles, inséparables, invincibles … "

Cette voix, c'est celle de Charles Ingals, mais oui, le papa de Laura et de la petite qui tombe dans le générique de La petite maison dans la prairie. Vous imaginez le maelstrom dans mon esprit naïf de gamin de 13 ans. Comment se fait-il que Charles dont le seul but dans la vie est de couper du bois soit embarqué dans une aventure spatiale avec des vaisseaux, des extraterrestres, tout ça ? Je commençais à élaborer des théories paranoïaques, imaginant que le monde de la télé était un immense parc d'attractions à la Westworld où chaque genre était un land avec la possibilité de passer d'un monde à l'autre, de la série de cape et d'épée aux enquêtes policières, du feuilleton western au soap opera grâce à des frontières devenues poreuses à cause de l'arrivée de la couleur sur nos petits écrans bombés. J'extrapole bien sûr, ce qui fera plaisir à mon père, parce que je ne me souviens plus vraiment mais ma candeur m'amenait parfois vers des contrées imaginaires pour le moins surprenantes.

Enfin, quand je dis la voix de Charles Ingals, je devrais plutôt dire sa voix française, doublée par Michel Gatineau qui d'ailleurs s'occupait également de l'adaptation française de la série animée. Et puis si j'avais été un peu plus attentif, j'aurais remarqué qu'il était également la voix de l'Inspecteur Derrick mais, surtout, celle du professeur Procyon dans Goldorak.

Petit aparté lexical et retour à la présentation du générique, Allumette est le pilote du vaisseau baptisé phénix qui se transforme, d'où son nom, en oiseau de feu au son de "super-calorifission". Pour élargir le champ lexical du brûlant, si j'avais été à la place de Michel Gatineau, j'aurais changé le nom de Kipo en Zippo. Les fumeurs comprendront. Et j'ajoute un crossover avec Capitaine Flam pour attiser l'imagination des fans.

3 - Tout ça, c'est de la faute à Star Wars

Vous l'avez compris, La Bataille des planètes est un dessin animé japonais. Cependant, la version que nous avons connue en France, à l'instar de ce que je vous racontais dans l'article sur Godzilla, est passée par le tamis américain. À l'époque, le succès de Star Wars est dans toutes les têtes des producteurs jaloux, souhaitant grappiller quelques miettes du gâteau spatial. Souvenez-vous, quand le premier film de la franchise est sorti, il ne s'appelait pas Star Wars. On francisait encore pas mal à l'époque. C'était La Guerre des étoiles. C'est vrai que plus tard, en 1983, Ronald Reagan, président des États-Unis, a lancé un projet du même nom à l'initiative de défense stratégique durant la guerre froide. Pour différencier de quoi qu'on causait, on a préféré le titre original pour ce qui est devenu la saga que l'on connait aujourd'hui. Allez, coco, profitons de l'aubaine. On va renommer cette histoire japonaise grâce au dictionnaire des synonymes. On change "guerre" par "bataille" et "étoiles" par "planète" et le tour est joué, par ici les dollars. Mais ce n'est pas tout. Le titre, c'est la partie émergée de l'iceberg.

4 - Tout ça, c'est encore de la faute à Star Wars

.Le seul défaut que je trouvais à la série, c'était ces scènes d'introduction et de conclusion dans laquelle un petit robot répondant au doux nom de 7-Zark-7 dissertait sur l'épisode. Il était parfois accompagné de son chien robot - mais pourquoi un robot aurait besoin d'un chien robot, pourquoi ? - 1-Nonos-1. Il y avait aussi la voix de 5-Sibel-5 dont 7-Zark-7 était amoureux. J'avais l'impression que ça ne collait pas, que ces parties étaient dessinées avec le cul. Et c'était pire quand un des membres de la force G faisait une apparition au côté du robot. Il était moche, mais moche ! Avec des proportions étranges. Alors que dans le reste de l'épisode, les dessins étaient plutôt de bonne facture. Allez coco, on va ajouter un robot comme chez Lucas. Et tu me le dessines comme R2-D2, ça va plaire aux gossex. Parce que, oui, ces parties n'existaient pas dans la version japonaise. Elles ont été dessinées et ajoutées par les américains. Et pas des dessinateurs issus des studios Disney, je peux vous le dire.

Les raisons de ces changements ne sont pas uniquement marketing. Et elles ont eu des répercutions importantes sur l'intrigue de l'animé. Pour rendre la série attrayante au jeune public américain, les producteurs de Sandy Frank Entertainment ont supprimé un bon nombre d'éléments pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes comme on dit aujourd'hui : violence graphique, profanations, nudités, personnages transgenres... Ce qui a généré des changements d'ordre éditorial. L'effet Star Wars a obligé les producteurs américains à situer l'action dans l'espace alors que l'animé se passait exclusivement sur Terre. Exit le ton sombre sur le thème de l’environnement, et bonjour le space opera avec un robot rigolo pour enfants. D'ailleurs, si vous avez l'occasion de regarder quelques épisodes, vous verrez que les autres planètes ressemblent étrangement à notre bonne vieille planète bleue. Afin d'expurger la mort de la série, il était affirmé que la ville avait été évacuée avant une scène de bataille montrant les destructions accidentelles de bâtiments. Quand Berg Katse, antagoniste androgyne prend l'apparence d'une femme, la version américaine la présente comme un personnage distinct. Et ce ne sont que quelques exemples des changements de la version américaine.

À force de modifier, triturer, détériorer le matériau d'origine, les monteurs se trouvant en difficulté pour offrir des épisodes cohérents profite de la présence de 7-Zark-7 en vis et boulons comme en voix off pour expliquer à coups de chausse-pieds rhétoriques une histoire qui aurait été absconse sans lui. Heureusement, d'autres versions sont venues par la suite, qui ont permis de mieux coller à l'histoire telle que racontée par les Japonais.

5 - Le bel apport américain

Là où, à mon sens, les américains ont été les meilleurs, c'est sur la nouvelle bande-son, et particulièrement le générique, signée Hoyt Curtin. On doit un nombre incalculable de musique de dessins animés à ce compositeur qui a commencé sa carrière dans les années 50 dans la pub TV. C'est sa rencontre avec Hanna et Barbera qui l'amènera à composer des génériques. Pour la petite histoire, et parce que je ne rate jamais une occasion pour passer pour un idiot auprès de vous, j'ai pensé pendant très longtemps que Hanna-Barbera Productions avait à sa tête une présidente prénommée Hanna avec un "h" de trop ou Barbera avec un "e" à la place du "a". C'est bien plus tard que j'ai su qu'il s'agissait en fait de deux gars, William Hanna et Joseph Barbera. Pendant que vous vous foutez de ma poire, je vous offre le générique américain.

Tout à l'heure, un peu plus haut, vous avez entendu la présentation de l'équipe. Mais il y avait aussi une version française du générique. Même musique mais, chez nous, avec des paroles. Comme j'en vois encore deux ou trois qui se marrent, je vous le file aussi en attendant le calme complet pour continuer.

À savoir qu'on doit également à Hoyt Curtin les génériques de séries animées telles que Les Pierrafeu, Les Jetsons, Jonny Quest, Les Schtroumpfs ou encore Scooby-Doo.

6 - On ne nous montre pas tout

Au départ, l'animé japonais comprend 105 épisodes. Seulement 85 furent adaptés pour la version américaine et seuls 65 épisodes furent doublés et diffusés en France à la fin des années 70. Tout cela nous a privé de quelques épisodes importants comme celui où l'un des membres de la force G meurt ou encore la révélation de la véritable identité de Zoltar, l'antagoniste principal de la série.

7 - Tout ça, grâce à la France

En avril 1977, Sandy Frank assiste au MIPTV de Cannes, le marché international des programmes de télévision. L'évènement réunit chaque année plusieurs centaines de professionnels de l’industrie de la télévision et du divertissement qui y achètent ou vendent des émissions et des séries à l'international. C'est là qu'il découvre Gatchaman et rencontre les frères Yoshida de Tatsunoko Production avec qui il signe l'adaptation de l'animé aux États-Unis. Je n'ai qu'un mot à dire, cocorico !

8 - Tout ça, cette fois, c'est grâce à Star Wars

On évoque souvent les influences de la culture japonaise, en particulier les samouraïs, sur l'univers et les costumes de Star Wars. A l'inverse, l'épopée galactique de Georges Lucas a également joué un rôle dans la pop culture nippone. Quatre ans après la fin de la diffusion de la série Gatchaman au Japon, Tatsunoko Production est en difficulté. Tatsuo Yoshida, son président meurt d'un cancer du foie en septembre 1977. Un grand nombre des artistes du studio décident de quitter le bateau qu'ils supposent sans capitaine digne de ce nom pour voler de leurs propres ailes. Pour ne pas sombrer, la société doit taper fort.

La réponse vient de la concurrence qui, elle même, souhaite surfer sur le succès récent de Star Wars. Toei sort une version cinéma de leur série culte Yamato intitulée Space Cruiser Yamato. Bien que le long-métrage soit un reboutiquage de quelques épisodes de la série, le film devient très vite un succès au box office. C'est la début de ce qu'on appellera l’Anime Boom. Le grand public étant maintenant familiarisé avec l’histoire, cela ouvre les portes aux multiples suites de la série.

La décision fut prise par Tatsunoko Production de résumer les 105 épisodes de Gatchaman en film de 110 minutes. Une option qui n'était pas du goût des équipes artistiques qui souhaitaient plutôt partir sur un reboot.

Pendant que le film se montait, Tatsunoko produisit également un radio drama en 16 épisodes pour Radio Bunko en avril 1978. Le film sortit le 15 juillet de la même année. Bien qu'il n'eut pas le succès escompté, il remplit sa mission de préparer l’audience pour le premier épisode de Gatchaman II qui arriva sur les écrans japonais le 1er octobre.

9 - Live action

Dans cet article, je ne m'intéresse qu'à la première version, celle de 1972, parce qu'elle est chère à mon cœur nostalgique et, surtout, parce que je ne connais pas les suivantes. Et il y en a eu pas mal ensuite. Je vais cependant partager avec vous la bande-annonce du film avec acteurs réels tiré de la franchise Gatchaman qui est sorti au Japon - il ne me semble pas qu'il y ait eu une version française - en 2013.

Le pitch : En 2050, une mystérieuse organisation appelée Galactor occupe la moitié de la Terre et menace d'exterminer la race humaine. Au même moment, l’Organisation internationale de la science découvre de mystérieuses pierres dotées de pouvoirs inhabituels. On dit qu'une personne sur huit millions est capable d'exploiter le pouvoir de ces pierres. Le Dr Kozaburo Nambu rassemble une équipe de cinq récepteurs et forme l'équipe Gatchaman. Leur mission est de vaincre Galactor. Bande annonce !

La bonne nouvelle, c'est qu'un nouveau projet, côté américain, vient d'être annoncé. Si je vous dis Avengers : Infinity War et Endgame, vous me répondrez "cartons au box office" ou "putain de films". J'ajouterais que ces films doivent beaucoup à leurs deux réalisateurs, les frères Russo. Et donc, la bonne nouvelle, c'est que ce seront eux qui seront aux commandes du prochain film issu de La Bataille des planètes. Elle est pas belle, l'histoire ? C'est au dernier Comic-Con de San Diego qu'ils en ont fait l'annonce. Affaire à suivre.

10 - A l'origine d'un nouveau genre, le sentai

Les séries Super sentai ou sentai, de par leurs codes stricts, sont un genre à part entière. Power Rangers ou Bioman en sont les exemples le plus connus. Le mot sentai signifie littéralement "escadron de combat".

Le sentai met en scène un groupe de héros en costumes colorés, souvent au nombre de 5, dotés de supers-pouvoirs luttant contre les forces du mal pour sauver la planète. Chaque costume doit posséder sa couleur propre même s'il peut présenter quelques variations. L'équipe est généralement soutenue par un mentor, qui sera selon les cas un maître d'arts martiaux, un professeur, ou un scientifique qui leur fournit des conseils, de nouvelles armes ou de nouveaux véhicules.

Le choix du nombre 5 n'est pas dû au hasard. En Asie, en effet, on reconnaît cinq éléments : métal, bois, eau, feu, terre. À la différence de l'occident qui en dénombre 4 : terre, eau, air, feu.:

Bien que le sentai se décline essentiellement en live action, avec de vrais acteurs, il trouve son origine dans Gatchaman. Et d'ailleurs la série Jetman (en japonais Chōjin Sentai Jettoman, chōjin voulant dire à la fois "super-homme" et "homme-oiseau"), un autre grand sentai, s'inspire librement de La Bataille des planètes.

Bonus et fun facts

  • Au Royaume-Uni, La Bataille des planètes a obtenu la place 42 des 100 plus grandes émissions de télévision de Channel 4 en 2001.
  • TF1 a acheté cette série pour, à l'époque, concurrencer Goldorak qui était sur Antenne 2.
  • Une silhouette d’un des personnages de l'animé apparaît sur l’affiche du film Birdman avec Michael Keaton (bon, j'ai tenté de trouver l'affiche mais soit je suis tombé sur les mauvaises, soit cette info est bullshit).
  • Voici le teaser d'un long métrage d'animation qui n'a jamais vu le jour, les studios Imagi qui étaient aux manettes ayant fermés prématurément.

Sources : Wikipédia, www.planete-jeunesse.com, www.laforceg.com

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10 infos étonnantes sur la série TV "L'Incroyable Hulk"

10 infos étonnantes sur la série TV "L'Incroyable Hulk"

Temps de lecture : 7 min

Aujourd'hui, les fans des comics Marvel sont comblés par le crossmedia, cette possibilité qu'ils ont de voir les aventures de leurs supers-héros préférés sur tous les supports que ce soit en dessins animés ou en live : TV, Netflix, Jeux-vidéos, Cinéma... Mais [option vieux con on] de mon temps, quand j'étais jeune, on va dire fin des années 70, début des années 80, il n'était pas aussi simple de retrouver de la cape au vent et de la combinaison moulante en dehors des cases de Strange et consort. [option vieux con off] Il faut reconnaître que de ce côté-là, la Distinguée Concurrence avait sacrément pris de l'avance entre la série live Batman des années 60, le même en dessin animé venant en aide à l'équipe Mystère et compagnie, Scooby-Doo en tête, ou encore Superman sur grand écran dès 1978.

Du côté de la Maison des Idées, il y avait bien eu quelques dessins animés dans les années 60 dont le plus connu, en partie pour son générique, fut Spiderman - je me demande même si à l'époque, le titre n'était pas L'homme araignée ou L'Araignée -, quelques téléfilms qu'on faisait passé pour des vrais films de cinéma, en salle, comme Captain America. J'ai beau me creuser le ciboulot, je ne trouve pas d'autres exemples. Si vous en avez, l'espace commentaires vous est grand ouvert.

Et puis, le 20 décembre 1980, si j'en crois Wikipédia, le monstre vert arriva sur TF1. Le fan boy en moi dansa pendant plusieurs jours la danse de la joie. Après quelques épisodes, la danse de la déception fut de mise. Mais je continuais à regarder parce que, bon, Hulk quoi ! Finalement, je me suis laissé prendre et je n'ai manqué aucun épisode, toujours fidèle au poste. J'adorais - j'adore toujours - la musique de fin où en voyait Banner reprendre la route, le pouce levé, pour une nouvelle destination.

Ce qui était déceptif, c'était le canevas des épisodes, très proche du Fugitif, par exemple. Au milieu de l'épisode puis quelques minutes avant la fin de l'épisode, Banner s'énervait, se transformait en Hulk, faisait la bagarre, résolvait les problèmes de ses nouveaux amis, se calmait parce que le budget était serré et qu'il ne fallait pas trop casser de murs en polystyrène, leur disait au revoir et reprenait la route pour échapper à la police et à un journaliste qui le traquait. Une fin, toujours la même, façon Lucky Luke "I'm poor lonsome cowboy". Finalement, c'était un feuilleton comme beaucoup d'autres. L'esprit comics, super-héros, grands pouvoirs grandes responsabilités, n'y était pas. C'était un début. Il faudra attendre quelques décennies pour que le grand écran sublime la matière papier et les phylactères.

En repensant à la série, j'ai eu l'envie nostalgique de vous en parler, peut-être de vous la faire découvrir, en vous révélant 10 infos que vous ne connaissez probablement pas sur L'incroyable Hulk.

1 - "Ils" ont changé le nom du héros

Je n'ai jamais compris pourquoi. Alors que dans les comics le Docteur Banner se prénomme Bruce - précisément Robert Bruce Banner - dans la série, il s'appelle David. J'apprécie l'hommage mais je me suis toujours demandé ce qui s'était passé dans la tête des traducteurs. Certes ce n'était pas une première. Dans la série Ma Sorcière bien-aimée, le mari de Samantha s'appelle Jean-Pierre Stevens dans la version française et Darrin Stephens dans la version originale. "Darrin" n'étant pas un prénom répandu en France, on peut comprendre la modif. Le Patron de Jean-Pierre, notre Alfred Tate s'appelle aux États-Unis Lawrence "Larry" Tate. Là aussi, on imagine qu'à l'oral, "Lawrence" ressemblant" à "Laurence", on lui a préféré un nom plus testostéroné. Mais Bruce ! Ma théorie, c'était que les gars se sont dit que ça ferait trop asiatique, Bruce Lee, tout ça. Eh ben, pô du tout ! J'ai enfin trouvé la réponse. Et elle est plutôt choucarde. Les créateurs de la série avait peur d'utiliser le prénom "Bruce" parce qu'il avait des connotations trop homosexuelles. Une pensée pour tous les Bruce hétéros qui lisent présentement ces mots.

2 - Une origin story différente

Côté Comics, Bruce Banner est un physicien qui crée une nouvelle arme nucléaire, la bombe G, à base de rayons gamma. Lors d'un essai, il sauve un adolescent se trouvant dans la zone d'explosion mais se retrouve bombardé de rayons gamma lui modifiant l'ADN. On connait la suite.

La théorie de l'accident n'est absolument pas développée de la même façon pour la série. David Banner est traumatisé par l'accident de voiture qui a tué sa femme, plus particulièrement par le fait qu'il n'a pas pu l'extraire du véhicule en feu. Il consacre désormais son temps de recherche à étudier les personnes qui, en situation de danger, développent une force surhumaine pour sauver leurs proches. Banner en arrive à la conclusion que des niveaux élevés de rayonnement gamma contribuent à l'augmentation de la force. Il effectue un test sur lui. Là aussi, on connait la suite.

3 - Hulk doit son existence à deux romans très connus

Sortons un peu du cadre de la série TV pour s'intéresser au personnage. Selon Stan Lee, son créateur, la dualité de Bruce Banner et de Hulk est une référence directe au Dr Jekyll et Mr Hyde de Robert Louis Stevenson. Un docteur qui se laisse submergé par une entité incontrôlable d'une force surhumaine, pas de doute, l'histoire d'Hulk en est bien la version moderne. Le double vert de Banner quant à lui possède toutes les caractéristiques d'un autre monstre inventée au 19ème siècle par ‎Mary Shelley dans Frankenstein ou le Prométhée moderne.

4 - Un dualité à deux acteurs

Les effets spéciaux de l'époque ne tenant pas encore du numérique, il a fallu deux acteurs pour jouer le calme docteur et le vert bouillant. Banner était interprété par un habitué des premiers rôles de séries TV américaines comme Mon Martien favori ou encore une série que j'aimais beaucoup Le Magicien, Bill Bixby.

Le rôle de Hulk fut donné à un culturiste au palmarès impressionnant, sorte de Poulidor du biceps étincelant, rarement premier mais toujours classé à des concours comme Mr Universe ou Mr Olympia, Lou Ferrigno. Ce fut, pour lui, le début d'une longue carrière à la TV comme au cinéma où, encore aujourd'hui, il est la voix américaine de Hulk dans le Marvel Cinématique Universe.

5 - Triste prémonition

La vie de Bill Bixby ne fut pas une partie de plaisir. Il divorce de l'actrice Brenda Benet en 1980 après neuf ans de mariage. Leur fils, Sean Christopher, meurt un an plus tard à l'âge de 6 ans des suites d'une infection rarissime. Brenda Benet se suicide un an après, le 7 avril 1982. Elle avait joué aux côtés de son mari dans l'épisode 18 de la saison 3 de L'Incroyable Hulk intitulé Prémonition.

6 - Des références françaises

Nous avons vu les références littéraires qui amenèrent Stan Lee à créer Hulk. Il en est une autre pour la série, française cette fois. Le producteur de la série, Kenneth Johnson, était un grand fan de Victor Hugo et, plus particulièrement des Misérables. La série s'inspire du roman en associant les caractéristiques de Jean Valjean à David Banner et ceux de Javert au journaliste qui poursuit Hulk, Jack McGee. Je soupçonne que l'idée est venue au producteur à la lecture d'un passage précis du roman. Souvenez-vous, Jean Valjean a changé d'identité et s'appelle désormais M. Madeleine. Alors qu'une charrette renversée écrase le père Fauchelevent, l'ancien forçat, malgré la présence de Javert, soulève à lui tout seul le véhicule et sauve l'homme d'église. Les soupçons de l'inspecteur s'en trouve confirmés. Javert ne connaît qu'un seul homme disposant d'une telle force, Jean Valjean. Et là, les parallèles se rejoignent. Hulk est un Jean Valjean vert. Ça vous en bouche un coin, hein, qu'il y ait un point commun entre Victor Hugo et Hulk, en plus du fait que leur nom tient en quatre lettres et qu'ils commencent par les deux mêmes. 😉

7 - Enfin d'autres personnages Marvel arrivent dans la série !

L’Incroyable Hulk comporte 5 saisons, 79 épisodes et 6 téléfilms. Nous allons nous intéresser aux trois derniers téléfilms qui furent diffusés entre 1988 et 1990.

Dans Le Retour de l'incroyable Hulk, David Banner retrouve un ancien élève, Donald Blake, qui lui raconte avoir trouvé une massue viking dans une grotte lui permettant de faire apparaître le dieu nordique Thor. Y a un petit fumet d'Avengers dans l'air, vous ne trouvez pas ? Bon, on ne va pas se mentir, le Thor est plutôt cheapouille. Je vous laisse en juger avec cet extrait vidéo.

Dans Le Procès de l’incroyable Hulk, comme d'habitude notre auto-stoppeur préféré débarque dans une nouvelle ville. Mais pas n'importe laquelle, une ville contrôlée par Wilson Fisk. Les fans de comics et les abonnés Netflix se sont déjà écriés "Mais c'est Le Caïd !" Je vous passe les détails mais Banner se retrouve en prison et lors de son procès il est assisté par, je vous le donne en mille, Matt Murdock, l'avocat aveugle qui, la nuit, enfile un coulant rouge avec de petites cornes et se fait appeler Daredevil. Enfin, ça, c'est dans les comics. Dans la série, il n'a plus ses cornes et se balade en collant noir.

Dans La Mort de l'incroyable Hulk, la rencontre avec un autre personnage de l'univers Marvel est plus subtile pour ne pas dire indétectable aux profanes. Banner travaille comme balayeur dans un complexe de recherche gouvernemental. Il raconte son histoire au Dr Pratt qui lui propose son aide. Dans le même temps, le laboratoire est infiltré par une espionne russe nommée Jasmin. Ce personnage n'est autre que Black Window. Je n'ai pas réussi à apprendre pourquoi le nom avait été changé. Allez, hop, petit extrait, en anglais cette fois.

8 - Les personnages Marvel qui ont failli intégrer la série

Dans l'ultime téléfilm, La Mort de l'incroyable Hulk, comme nous l'avons vu précédemment, apparaît un erzast de la Veuve Noire. Ce n'était pas le choix initial des scénaristes. Dans une première version du scénario, il était question d'introduire ou Miss Hulk, ou Iron Man. À savoir que le rôle de Tony Star devait être tenu par notre Magnum moustachu qu'on adore, j'ai nommé Tom Selleck.

9 - Les acteurs qui faillirent jouer Hulk dans la série

Le premier choix de la production se porta sur Richard Kiel qui d'ailleurs commença le tournage du premier épisode. Vous avez déjà vu ses 2,18 m se trimballer aux côtés de James Bond dans L'Espion qui m'aimait et Moonraker où il jouait le rôle de Requin. Mais Kenneth Johnson lors du tournage des premières scènes ne le trouva pas assez musclé.

Des auditions furent à nouveau lancées et deux acteurs furent au coude-à-coude, Lou Ferrigno et... Arnold Schwarzenegger. Ce dernier, avec son mètre quatre-vingts huit fut jugé trop petit et ce fut Ferrigno qui obtient le rôle du haut de son mètre quatre-vingts quatorze.

10 - Les références des films Marvel à la série

Dans le premier film cinéma centré sur le géant vert, sobrement intitulé Hulk, on retrouve les deux protagonistes principaux de la série. Lou Ferrigno, tout d'abord, qui tient le rôle d'un vigile. Le film est sorti en 2003. Bill Bixby est mort en 1983. Toutefois, le personnage de Nick Nolte s'appelle David Banner, en hommage à l'acteur.

Dans le deuxième film - et pour le moment dernier consacré au monstre vert - intitulé L'Incroyable Hulk, on peut brièvement apercevoir Bill Bixby dans une télévision passant une série des années 1960. Par ailleurs, parmi les petits rôles du film, on retrouve un jeune reporter qui porte le nom de Jack McGee.

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10 infos étonnantes sur Les Mystères de l'Ouest

10 infos étonnantes sur Les Mystères de l'Ouest

Temps de lecture : 8 min

Une lubie m'a pris il y a quelques jours de vouloir trouver le tout premier épisode d'une série que j'affectionne particulièrement, Les Mystères de l'Ouest. J'ai été étonné, en pleine campagne contre l'article 13 réduisant drastiquement les possibles utilisations des licences de le trouver rapidement et en intégralité sur Youtube. Peut-être plus pour longtemps, si ça se trouve. Ce visionnage m'a boosté l'envie d'écrire un article sur le sujet. Après Stan Lee et Godzilla, je me propose de partager avec vous 10 infos étonnantes sur Les Mystères de l'Ouest. Que vous lisiez l'intégralité de l'article ou pas, un cadeau vous attend en bas de page. 😉

1 - LE DRÔLE DE DESTIN DE MICHAËL GARRISON

Après avoir été acteur sur les planches, à Londres, puis sur le grand écran à Hollywood, Michaël Garrison devient producteur. En 1954, il pose une option pour les droits cinématographiques du premier roman de Ian Flemming mettant en scène un certain James Bond, Casino Royal. Ça lui en coûtera 600 dollars. Un an plus tard, flairant le filon, il en achète les droits "à vie" pour 6000 dollars, cette fois. Malheureusement, le projet de film ne sera pas retenu par les studios Hollywoodiens. Cela restera tout de même une bonne affaire puisqu'en 1960, il cèdera les droits à Charles K. Feldman pour 75 000 dollars. Cependant, l'idée d'un agent secret prénommé "James" restera dans ses cartons jusqu'en 1965 où il proposera à CBS, pour la télévision cette fois, un ersatz de l'agent britannique à cheval. Tout y est, le beau gosse tombeur de ces dames, les gadgets et les méchants caricaturaux.

Mais la première saison ne se passe pas dans de bonnes conditions. CBS renvoie Garrison. Pas moins de 9 producteurs se succèdent sur la seule première saison. Finalement, Garrison est rengagé en fin de saison. Serait-ce un nouveau dépar ? Pas vraiment. Le 17 août 1966, alors qu'il prépare une fête à sa résidence de Bel Air, Garrison glisse en haut d'un escalier, tombe et se fracture mortellement le crâne. La série continuera sans lui.

2 - ET LA COULEUR ?

La première saison sera tournée en noir et blanc. In fine, elle sera très peu vue en France. C'est à partir de la deuxième saison que l'on pourra découvrir le petit cul de James West moulé dans un magnifique pantalon bleu.

3 - C'EST BEAU UN ÉPISODE LA NUIT

Avez-vous remarqué que tous les épisodes des Mystères de l'Ouest se passaient, tout ou partie, la nuit ? Un "petit" indice se glissait dans le titre de tous les épisodes qui commençaient systématiquement par "La nuit...". La séquence pré-générique est souvent nocturne, à quelques exceptions près, et le dénouement se déroule quasi systématiquement pendant les heures sombres.

Le précédé de récurrence dans le titre sera réutilisé plus tard par la série Friends avec "Celui qui..."

4 - J'ÉTAIS LÀ AU PREMIER, J'ÉTAIS LÀ AU DERNIER, POURTANT JE N'ÉTAIS PAS RÉCURENT, JE SUIS... JE SUIS...

Victor Buono était un acteur qui a beaucoup été utilisé comme méchant dans les séries TV des années 60 et 70. On le retrouve dans le tout premier épisode des Mystères de l'Ouest où il joue le rôle de Wing Fat, je vous en reparlerai plus tard. On le retrouvera également en saison 2 dans La Nuit des Excentriques et La Nuit de la Pierre philosophale pour un autre rôle, celui du comte Manzeppi. Enfin, dans le deuxième et dernier téléfilm réunissant nos héros vieillissants, Encore Plus de Mystères de l'Ouest, il incarne le Docteur Messenger, une référence à l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger.

5 - LA PERVERSION DE LA REALITE

Lorsque le site Aux frontières des séries analyse Les Mystères de l'Ouest, il confère à la série une notion d'anti-transparence, de tromperie. Rien n'est ce qu'il semble être. Il faut se méfier de tout. Bien qu'elle se passe dans le Grand Ouest américain, on ne suit pas des cowboys mais des agents secrets. Le titre français annonce la couleur, chaque épisode dévoilera ses secrets cachés. Les repaires des méchants sont souvent, eux aussi, cachés sous la surface. Gordon joue très souvent avec les illusions en se grimant, pour tromper l'ennemi. On ne compte plus le nombre de passages secrets que découvrent West et Gordon. La menace se voile dans les objets les plus anodins. Un piano, une chaise, un stylo deviennent des objets de mort. Cela installe peu à peu un climat d’insécurité, de parano. Alors qu'il faut à nos deux héros un train personnel pour se rendre sur les lieux de leurs missions, traversant des grands espaces qu'on ne voit jamais au travers des vitres, l'action se passe dans des lieux confinés où ils se retrouvent bien souvent enfermés. Trouver le moyen de sortir, c’est anéantir l’endroit et son créateur.

Le site conclut à l'inversion des données historiques puisque le confinement de la série propose un complet contraire de l’époque historique du Grand Ouest et de ses espaces infinis.

6 - LE PROBLEME ASIATIQUE

Replongeons-nous dans les années d'après seconde guerre mondiale, d'après Pearl Harbor. C'est peu dire qu'il existe un antagonisme sérieux entre les américains et les japonais. Et le ressentiment s'étend à toute la population asiatique. Alors quand un scénario, le premier de la saison 1 par exemple, prévoit un rôle de chinois, on prend un acteur blanc pour le jouer, en l'occurrence le fameux Victor Buono dont je vous ai déjà parlé. Même si... mais je vous laisse regarder l'épisode. 😉

Aujourd'hui, on appelle ça le "whitewashing". Dans les années 50, on parlait de "Yellowface". C'était, déplorons-le, une pratique courante à Hollywood. Fu Manchu fut successivement incarné à l’écran par Warner Oland, Boris Karloff et Christopher Lee, des années 20 aux années 60. Autre exemple, dans le film Le Conquérant de 1955, le rôle de Gengis Khan y  était tenu par... John Wayne.

Je vous renvoie à cet article très intéressant sur le sujet.

Si je vous en parle, c'est qu'après les quatre saisons de la série (1965/1969), et avant les deux téléfilms (1979 et 1980), Ross Martin, notre bon vieux Artemus Gordon, a tourné un pilote qui n'a pas plu à la communauté asiatique. Nous sommes en 1973 et le téléfilm devant être le numéro zéro d'une nouvelle série TV s'intitule The Return of Charlie Chan. Ross y interprète le rôle principal, celui d'un détective sino-hawaïen, un magnum jaune en quelque sorte. Des associations asiatiques font entendre leur mécontentement. La série ne sera pas lancée. Si vous voulez y jeter un oeil, voici le téléfilm en entier, malheureusement en VO.

On aurait pu imaginer que les suivants apprendraient des erreurs passées. Que nenni ! En 1980, une dernière adaptation fut tournée avec dans le rôle titre.. Peter Ustinov. Pour info, cela s'appelait Charlie Chan and the Curse of the Dragon Queen. À ma connaissance, ce fut la dernière tentative d'adaptation sur écran du détective.

7 - LE CHANGEMENT ETONNANT DU GENERIQUE

Je ne parle pas de la géniale musique signée Richard Markowitz mais bien de ce petit dessin animé en 5 cases, style bande dessinée, qui montre en sa case centrale un James West qui empêche un hold-up, tire sur la main d'un tricheur, désarme une main qui veut le tuer et... mais arrêtons-nous sur cette dernière case. C'est à cet endroit que l'animation change entre la saison 1 et 2. Dans la première version, la demoiselle attire l'attention du beau James avec un coup d'ombrelle sur la tête. West s'empare de la taille de la fille et l'embrasse goulument. Mais c'est un piège. Pendant l'étreinte, elle sort un couteau et lève le bras pour le poignarder dans le dos. Jusqu'à présent, les deux versions sont identiques. Là où ça va changer, c'est qu'en saison 1, le baiser produit son petite effet et la femme au poignard se ravise. Le charme du héros a agit. Elle s'adosse à la case, main meurtrière toujours en l'air. Par contre, la deuxième version est bien plus badass puisque West, à qui on ne la fait pas, fout son poing dans le minois de la donzelle qui se retrouve à terre les quatre fers en l'air. À une époque où tout se lisse, où le politiquement correct règne en despote, je trouve très frais cette évolution et je voulais vous en faire profiter. Vive les années 60 !

PS : On est bien d'accord, je ne prône pas la violence faite aux femmes que j'exècre au plus au point mais j'applaudis une époque où on pouvait oser ce genre de modif. Et voilà, je suis bien revenu chez nous.

8 - LES ABSENCES D'ARTEMUS GORDON

Si vous connaissez la série, que vous avez déjà vu en entier les quatre saisons, plusieurs fois peut-être, vous savez que James West fera partie de tous les épisodes alors qu'Artemus Gordon sera régulièrement absent lors de la dernière saison. Cela n'est pas dû à une lubie de l'acteur, à une demande d'augmentation qui n'aurait pas aboutie ou aux appels du grand écran. La vérité est plus triste. Après s'être fracturé la jambe lors d'une scène d'action pendant le tournage de l'épisode La Nuit des cyclopes, Ross Martin est victime d'une attaque cardiaque l'obligeant à suspendre sa participation pour neuf épisode. Il sera remplacé par Charles Aidman jouant le rôle de Jeremy Pike. Gordon est supposément à Washington. Il y aura également William Schallert et Alan Hale, Jr. Martin Ross ne fera son retour que pour les trois derniers épisodes de la série.

Malheureusement, cela se reproduira après la diffusion des deux téléfilms des années 80. Alors qu'un troisième opus était envisagé, la page fut définitivement tournée quand Ross Martin décéda des suites d'une nouvelle crise cardiaque. Il était inconcevable que la série continue sans Artemus Gordon.

9 - LE SLIP DE JAMES WEST

On ne va pas se mentir Robert Conrad avait un beau petit cul. C'est la deuxième fois que j'en parle. Mon hétérosexualité tressaillait à chacune de ses apparitions de dos. Alors imaginez mon émoi quand, dans la scène de bagarre de La Nuit de la terreur cachée (quarante-quatrième minute de l'épisode 19, saison 3), James West déchire son pantalon au point de lui voir son petit slip blanc. Ce qui est dommage, c'est que dès la scène suivante, on l'aperçoit à nouveau avec un pantalon légèrement déchiré sur sa jambe droite. Ma femme est reconnaissante à ce faux-raccord.

10 - MIGUELITO LOVELESS N'ETAIT PAS UN MECHANT

Je ne peux pas terminer cet article sans vous parler du méchant emblématique de la série, le docteur Miguelito "Quichotte" Loveless. Le deuxième prénom annonce la couleur. Fou mais plein de bonnes intentions.

Il apparaîtra dix fois dans la série faisant de lui le recordman des récurrents. Méchant, d'accord. Mégalomane malgré sa petite taille (1,19m), OK. Mais, ça, c'est ce que nous retenons du personnage après avoir visionné les quatre saisons. Il apparaîtra d'ailleurs assez rapidement, dès le troisième épisode de la première saison. Justement, qui était-il lors de sa première apparition ? Comment est-il présenté ?

La famille de Loveless avait reçu de la part du vice-roi de la Nouvelle Espagne (un territoire comprenant l'actuel Mexique, toute l'Amérique centrale jusqu'au Costa Rica et plusieurs États américains comme la Californie, l'Arizona, le Nouveau-Mexique, le Texas, entre autres) une importante concession de terres en Californie. Mais la couronne espagnole revient sur sa parole en reprenant leur terre lorsque la Californie devient un état américain. L'objectif initial de Loveless est de récupérer les biens de sa famille pour créer un havre de paix où les défavorisés pourraient vivre une vie normal, sans les tourments de la société. Bon, c'est après que ça part en couilles.

Le rôle fut joué par le charismatique Michaël Dunn, chanteur à ses heures comme on pourra le remarquer dans quelques épisodes. Saviez-vous qu'en 1970, l'acteur avait joué dans un film français aux côtés de Jane Birkin. Trop petit mon ami d'Eddy Matalon est l'histoire de Ticky Edriss qui met au point une machination destinée à le venger de la société et à extorquer une banque. Bon, même en français, ça ne devait pas beaucoup le changer de son rôle de la série.

Allez, petit bonus parce que je suis ravi d'avoir partagé avec vous ces quelques infos d'une série mythique pour moi, qui a bercé mon enfance, mon adolescence et qui restera à mon sens une des meilleures de tous les temps, je vous offre, on va dire un cadeau empoisonné dans la mesure où les deux téléfilms que je vous propose de visionner en français et en intégralité sont certainement les pires aventures de nos deux héros. Bon visionnage quand même ! 😉

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4 séries animées Marvel à venir sur Hulu

4 séries animées Marvel à venir sur Hulu

Temps de lecture : 3 min

Au début, il y eu Netflix, premier grand fournisseur de films et séries en flux continu sur internet mais aussi producteur de programmes exclusifs. Au vu du succès de la bête, la concurrence ne s'est ps fait attendre. Amazon Prime Video, CanalPlay, YouTube Premium, OCS sont déjà actifs. D'autres sont sur le point d'arriver dans les mois ou les années à venir. On gardera l'oeil sur Disney+ qui récupèrera toutes les licences de la souris aux grandes oreilles mais aussi Marvel. D'ailleurs DC aura également sa plateforme. Chez nous, même les grands ennemis du hertzien, TF1 et M6, vont s'associer pour proposer Salto. Et je passe sur beaucoup d'autres projets comme celui d'Apple, par exemple.

Le streameur qui va présentement nous intéresser, n'est pour le moment pas disponible en France, uniquement aux États-Unis, il s'agit d'Hulu dont un de ses actionnaires n'est autre que The Walt Disney Company. On ne s'étonnera donc pas que des projets sous licence Marvel y soient en préparation. Nous allons nous intéresser à quatre d'entre eux qui viennent d'être dévoilés par Variety. Quatre dessins animés plutôt destinés à un public adulte. On peut donc voir se dessiner une stratégie de séparation de contenus où Disney+ accueillerait des programmes pour les enfants, ou en tout cas dans l'esprit familial de la firme, quand Hulu s'adressera à une cible plus adulte.

Pour info, et avant de vous présenter les quatre séries animées de chez Hulu, sachez que Disney + travaille également sur plusieurs séries limitées centrées sur d'autres personnages Marvel : Loki, La Sorcière rouge, Le Faucon et Winter Soldier.

Howard the Duck

On sentait bien que Marvel avait des projets pour ce drôle de canard qui a fait des apparitions remarquées dans les deux films des Gardiens de la galaxie. Il faut dire que les débuts d'Howard hors des cases de comics ont été calamiteux. Le film sorti en 1986 lui étant consacré fut un bide retentissant malgré le fait qu'on pouvait retrouver aux manettes un certain... Georges Lucas. Howard the Duck sera écrit et produit par Kevin Smith et Dave Willis. Le canard anthropomorphe bavard et grand amateur de cigare se retrouve pris au piège d'un monde dont il est le gibier préféré et fera tout pour pouvoir rentrer chez lui avec l'aide de Beverly tout en échappantau diabolique Dr. Bong.

Modok

J'ai été très surpris d'apprendre qu'une série animée tournerait autour de ce super-méchant de l'univers Marvel. Elle sera écrite et produite par Jordan Blum (Community, American Dad) et Patton Oswalt.

Modok, c'est l'acronyme pour Mental Organism Designed Only for Killing (organisme mental conçu uniquement pour tuer). Vous comprenez mon étonnement. Dans les comics, il fait sa première apparition en affrontant Captain America dont on imagine qu'il devra faire partie du casting même si rien n'est confirmé à son sujet. Il sera toujours à la tête - qu'il a très grosse - de l'AIM (Advanced Idea Mechanics), une organisation criminelle réunissant de brillants scientifiques et leurs mercenaires, dont le but est le renversement des gouvernements par des moyens technologiques.

Hit-Monkey

Malgré ma passion pour Marvel et le Japon, celui-là, je ne le connais pas. Il fait sa première apparition dans les comics en 2010. Cette série animée sera écrite et produite par Josh Gordon et Will Speck. Si j'ai bien compris, on suivra l'histoire d'un singe des neiges japonais doué en arts martiaux et en maniement d'armes à feu qui fera équipe avec le fantôme d'un assassin américain pour venger le massacre de son clan par une organisation criminelle. L'action se situera essentiellement à Tokyo.

Tigra & Dazzler

On revient, avec cette dernière série, en territoire connu me concernant. Côté comics, la première fut membre des Avengers pendant que l'autre officiait au sein des X-Men tout en poursuivant une carrière de chanteuse. Tigra & Dazzler sera écrite et produite par Erica Rivinoja et Chelsea Handler. On ne sait pas grand chose du scénario si ce n'est que les deux super-héroïnes vont combattre le crime, ensemble, à Los Angeles. Ça va changer du New-York de Netflix.

La très bonne idée en clin d’œil à Netflix

À l'instar des séries Netflix/Marvel - Dardevil, Iron Fist, Luke Cage, Jessica Jones - qui ont connu au moins une saison seule avant de se retrouver tous ensemble dans Defenders, les quatre dessins animés Hulu/Marvel vont également connaître une série crossover intitulée The Offenders qui n'aura rien à voir avec l'équipe du même nom réunie dans les comics par Red Hulk et qui était alors composée de Terrax, Baron Mordo et Requin-Tigre. 

Sources : Variety, Pressecitron, Wikipédia, Marvel-World, AlloCiné

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5 séries animés DC que vous ne connaissez pas  (vidéos)

5 séries animés DC que vous ne connaissez pas (vidéos)

Temps de lecture : 1 min

Je dois bien avouer que depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours préféré Marvel à DC. Peut-être vous en donnerais-je les raisons dans un prochain article. C'est pour cela qu'il existe sur ce blog une rubrique dédiée exclusivement à la Maison des idées et rien pour la Distinguée Concurrence. Ce n'est pourtant pas une raison pour que je fasse l'impasse. Soyons honnêtes,certains héros Marvel ont été, au début tout au moins, pompé chez ceux d'en face. Une raison à cela, l'antériorité. Le premier numéro de Superman date de 1938. Un an plus tard arrive Batman. Et même si Captain America arrive sur le marché des comics en 1940, la vraie écurie Marvel voit le jour avec les quatre Fantastiques au début du Silver Age, en 1961.

Pour cette raison, je vous propose de commencer cette nouvelle série d'articles vidéos par 5 dessins animés, tous datant de 1967, consacrés aux super-héros DC. Je vous propose soit le générique, soit, quand j'ai pu le trouver, le premier épisode en version originale. Régalez-vous !

Aquaman - générique (1967)

Atom - 1er épisode (1967)

Green Lantern - Générique (1967)

Hawkman - 1er épisode (1967)

Justice League - 1er épisode (1967)

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5 séries animés Marvel japonaises que vous ne connaissez pas (vidéo)

5 séries animés Marvel japonaises que vous ne connaissez pas (vidéo)

Temps de lecture : 3 min

J'aime les comics Marvel. J'aime le Japon. Par contre, je ne suis pas sûr d'être en complète adéquation avec le mélange des deux. C'est un peu comme si on mélangeait du coca avec de la sauce soja. Pas sûr que ça colle. Ceci dit, j'aimerais beaucoup avoir votre avis sur le sujet une fois que vous aurez visionné les vidéos qui suivent.

J'avais commencé cette série d'articles avec 5 séries animées Marvel des années 60 dont les paroles des génériques en français étaient irrésistibles. L'animation tout autant croquignolette se résumait pour l'essentiel à une série de scans des comics sur lesquels n'étaient animées que les bouches pour que les labiales suivent le dialogue. Cette fois, vous allez découvrir une animation bien plus aboutie puisqu'elle a été confiée aux studios japonais Madhouse (One Punch man, Parasite, Hunter × Hunter...) pour quatre d'entre eux et à la Toei Animation (Goldorak, Albator, One Piece...) pour le dernier. Entre 2011 à 2014, sont sorties ces séries dont la plus évidente est sans doute Wolverine puisque, déjà dans les comics, il a un vrai rapport avec le Japon. Il aura même une fiancée japonaise, Mariko Yashida, qui mourra avant le mariage, l'amenant à se venger de façon sanglante au pays du soleil levant. L'intrigue du dessin animé de notre glouton griffu tourne comme il se doit autour du personnage de Mariko.

Je vous laisse découvrir teasers et génériques. Et puis tiens, puisque c'est vous, j'ai ajouté un petit bonus, une sixième vidéo d'une série plus récente sur les Avengers sortie au Japon en 2017. C'est pour moi, c'est cadeau !

Wolverine - teaser

X-Men - générique (1967)

Iron Man - Générique

Blade - teaser

Marvel Disc Wars: The Avengers - générique

Marvel Future Avengers - générique

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5 séries animés Marvel que vous ne connaissez pas (vidéos)

5 séries animés Marvel que vous ne connaissez pas (vidéos)

Temps de lecture : 1 min

En début d'année, je partageais avec vous 5 séries animées DC très peu connues en France en précisant que j'ai toujours préféré Marvel à DC. Peu de temps après, je me trouvais ébranlé dans mes convictions et mes préférences au visionnage de Titans sur Netflix. Il est grand temps de me faire une petite piqure de cartoons Marvel des années 60 pour me remettre les idées en place. Et, bonne nouvelle, je vous en file par la même occasion. 😉 

Les 4 fantastiques - générique (1967)

Namor the Sub-Mariner - générique (1966)

L'Araignée - Générique (1967)

Hulk - générique (1966)

Captain America - générique (1966)

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Ces séries TV de mon jeune temps que j'avais (presque) oubliées

Ces séries TV de mon jeune temps que j'avais (presque) oubliées

Temps de lecture : 9 min

C'est l'histoire d'une recherche. C'est l'histoire d'une série que j'ai mis presque une semaine à retrouver après moult mots-clés tentés sur Google. C'est l'histoire d'une mémoire qui n'aime pas le vide, comblant les trous d'infos approximatives, parfois erronées. C'est l'histoire d'autres séries qui me sont revenues sans que je m'y attende comme autant de cailloux sur le chemin de mon enfance perdue. Je vous dévoilerai en dernier l'objet de mon enquête numérique mais, auparavant, je vais partager avec vous quelques uns de ce qu'on appelait à l'époque des feuilletons jeunesse. Je les ai tous découverts dans les années 70. À ma connaissance, ils n'ont pas ou très peu été rediffusés depuis ce qui explique pour beaucoup la difficulté que j'ai eu à les retrouver. Si l'une des ces séries vous parle, n'hésitez pas à partager vos souvenirs en commentaires. Je suis vraiment demandeur de ça. Et si l'article vous plait, je me mettrai à la recherche de mon enfance télévisuelle perdue une nouvelle fois. Attachez vos ceintures, le voyage dans le temps commence !

Fifi Brindacier (1970)

Dans les années 70, la télévision était ouverte au monde et l’hégémonie américaine n'avait pas encore balayé les productions TV des autres pays. Fifi Brindacier, avant d'être le personnage principal d'une série animée sorti dans les années 90, est une héroïne de romans jeunesse créée en 1945 par la suédoise Astrid Lindgren.

Fifi Brindacier est une étrange petite fille de 9 ans à l'imagination fertile, à la bonne humeur communicative, aux couettes rousses et au visage empli de taches de rousseur. Sa particularité est qu'elle possède une force hors du commun qu'on se demande qui gagnerait le bras de fer si elle faisait face à Hulk. Ce qui fascinait le jeune public de l'époque, moi compris, c'est qu'elle jouissait d'une complète autonomie vivant seule, sans parents, dans une grande maison avec son singe, Monsieur Dupont, et de son cheval, Oncle Alfred. De sa famille, on ne sait pas grand chose, juste qu'elle est la fille d'un pirate des mers du Sud.

En Suède, Fifi Brindacier, est aujourd'hui considérée comme une icône féministe. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire cet excellent article du Nouvel Obs.

Si vous vous demandez pourquoi elle s'appelle Fifi, j'ai deux réponses. La première, c'est qu'en version originale, son prénom est Pippi. Oui, on est d'accord, hein ! Il ne manquerait plus qu'elle soit gourmande au point de ne manger que des gâteaux qu'en suédois on traduit par... kaka. Je vous jure que je n'invente rien. Et puis vous me direz que Fifi, ce n'est pas un prénom. Et vous auriez tout à fait raison, c'est un diminutif. En vrai, et dans la longueur, elle s'appelle Fifilolotte Victuaille Cataplasme Tampon Fille d'Efraïm. C'est un peu long, jeune fille !

Intéressons-nous à la série TV qui est apparue sur les petits écrans suédois en 1969 et quelques années plus tard en France. D'abord héroïne d'un téléfilm, le personnage connaîtra ensuite 13 épisodes suivis de 2 téléfilms. Astrid Lindgren, l'auteur créatrice de Fifi Brindacier, participera à l'écriture des scénarios. Pour avoir regardé le premier épisode que je vous invite à visionner, je dois bien avouer que le rythme est lent, très très lent. C'est là qu'on se rend compte que le temps de l'époque n'est plus celui d'aujourd'hui.

Les Aventures imaginaires de Huckleberry Finn (1971)

Cette série sera la seule de la liste en provenance des États-Unis. Elle est signée Hanna et Barbera, un duo de producteurs essentiellement spécialisés dans les cartoons dont je vous parlais déjà dans l'article sur La bataille des planètes. Ce qui m'a le plus marqué dans Les Aventures imaginaires de Huckleberry Finn c'est ce mélange entre images réelles et animation. L'action commence dans la vraie vie. On suit Huckleberry Finn, Tom Sawyer et Becky Thatcher qui viennent de témoigner contre Joe l'indien qui me terrifiait tout môme. Ils se retrouvent dans un cimetière face à leur ennemi. Ils fuient pour se réfugier dans une grotte qui les mènera à l'instar d'Alice dans un pays étrange, entièrement conçu de dessins animés. Seuls les trois amis et leur antagoniste sont réels, jouait par de vrais acteurs. Diffusées en 1968 aux États-Unis, en 1971 chez nous, la série comporte 20 épisodes.

Malgré le titre emprunté au deuxième roman de Mark Twain consacré à nos héros, le scénario de la série est plutôt inspirée du premier, Les Aventures de Tom Sawyer puisque Becky Thatcher et Joe L'Indien sont absents de la suite.

Si vous le voulez bien, j'aimerais revenir deux secondes sur le terrifiant Joe l'indien. J'aimerais m'attarder sur l'acteur qui l'interprétait histoire de me guérir de l'angoisse qui m’étreint à son évocation. Étrangement, ça sera  l'occasion de revenir sur quelques uns des articles du blog. Joe l'indien était interprété par Ted Cassidy qui, sans que je le sache, a jalonné ma vie de jeune téléspectateur.

C'est lui qui joue le rôle de Lurch, le valet version monstre de Frankenstein dans La Famille Adams, la série TV de 1964. Selon IMDb, le personnage devait être totalement muet, comme le personnage de bande dessinée dont il est issu. Cependant, Ted Cassidy improvise la phrase "Vous avez sonné ?" lors de son audition, ce qui plait à la production qui décide de l'incorporer au scénario.

Dans l'épisode Le retour du scalpeur de L'Homme qui valait trois milliards, Cassidy reprend le rôle du Bigfoot, joué dans la saison précédente par le français André le Géant. Il fournira même les effets vocaux du Bigfoot.

L'acteur, vous l'aurez compris, savait jouer de son organe. Et je ne parle évidemment pas de sa vie privée. D'ailleurs il donnera sa voix à La Chose pour la série animée Les Quatre Fantastiques de 1978. Et enfin restons chez Marvel, puisque c'est à lui qu'on doit la voix off dans la série L’Incroyable Hulk de 1978 pour laquelle il a également enregistré les grognements et rugissements du monstre vert pour les deux premières saisons.

Ayé ! J'ai plus peur de Joe l'indien ! Pour fêter ça, je vous offre deux vidéos, malheureusement je n'ai réussi à trouver de VF. La première est l'introduction des épisodes expliquant le passage des vues réelles à l'animation. La deuxième est une version remastérisée de l'épisode 8 intitulée en français Le Château du Mal.

La Pierre blanche (1973)

Comme je ne trouvais pas la fameuse série dont je vais bientôt vous parler, j'ai décidé de mettre à profit la mémoire de ma femme moins volatile que la mienne. Dans la conversation, comme envoyée par la fronde de Thierry - seuls les vieux comprendront - a surgi La Pierre blanche. J'avais un souvenir assez confus de la série. La seule image qui me venait c'est celle d'une main ouverte dans laquelle trône une pierre lisse, ronde et, donc, blanche. Voici l'occasion de revenir en Suède où la série sera diffusée pour la première fois en 1973  Le programme est à ce point populaire dans son pays d'origine qu'il est régulièrement rediffusé. C'est en 1977 que les 13 épisodes trouveront leur place sur TF1 dans Les Visiteurs du mercredi, une émission à laquelle j'aimerais prochainement consacré un article.

La Pierre blanche, c'est l'enjeu de deux enfants d'une dizaine d'années, Jean-Paul et Florence. Que voilà des prénoms bien suédois. Je me demanderai toujours pourquoi les traducteurs se sentent l'obligation de franciser le nom des héros. J'avais d'ailleurs abordé le sujet avec Mickey. Dans la version originale, ils se prénomment Fia et Hampus.

Un jour, Jean-Paul dérobe à Florence sa pierre blanche, le début de défis pour gagner, chacun leur tour, la pierre devenue trophée. Dessiner des yeux à l'horloge du clocher, rester muet pendant une journée ou encore voler l'éléphant du cirque, voilà quelques exemples de ce que devront faire nos petits héros pour gagner de nouveau la pierre blanche. Une sorte de cap/pas cap avant l'heure.

Comme pour les séries précédentes, le scénario trouve son origine dans la littérature, cette fois dans un ouvrage de Gunnel Linde, un roman ayant obtenu le prix Nils Holgersson en 1964. pour info, ce prix créé en 1950 en Suède récompense les meilleures œuvres littéraires destinées à la jeunesse.

Un petit coup de générique avant de passer au suivant !

Agence Labricole (1979)

Enfin une série française. Mieux, une série tournée dans la région de mon enfance, celle que depuis on appelle Les Hauts-de-France, plus précisément à Cassel, entre Lille et Dunkerque. On y retrouve Agénor Labricole qui se lance dans la carrière de détective privé. Il est aidé de son adjoint bas de plafond, Barnabé Mol, et surtout, c'est lui le cerveau de l'agence, de son jeune fils Pierrot. Si on était plus chauvin qu'Ingrid, on oserait prétendre que l'Agence Labricole a inspiré les américains pour Mc Guyver, voire même pour l'Agence Tous risques mais je sens que je pousse le bouchon un peu loin. Que ceux qui pensent à Maurice lèvent le doigt ! Ouo parce que la particularité de la série, c'est que Pierrot fabrique des gadgets permettant de résoudre les enquêtes avec des objets de tous les jours. D'ailleurs, à la fin de chaque épisode, quelques dessins expliquent comment le jeune public pouvait lui aussi réaliser chez lui les mêmes "inventions" de la série.

L'antagoniste de la série, référence à Arsène Lupin, se nomme Ambroise Lapin. Et en parlant de lapin, le narrateur est Guy Pierauld, la voix française de Bugs Bunny. Quant aux scénarios, ils sont signés par Greg, le papa d'Achille Talon. Et puis il y a le commissaire Fiasco joué par Maurice Aufair qui vous dira assurément quelque chose si vous visionnez l'extrait qui suit.

Mais oui, c'est lui qui joue l'un des deux montagnards à la gnôle étrange des Bronzés font du ski. Petite info bonus, c'est lui qui prête sa voix à l'Ours Paddington. Du beau monde, je vous dis !

Il existe une chaîne Youtube entièrement consacrée à la série mais étrangement une grande partie des vidéos sont uniquement des bandes-son des épisodes. On y retrouve tout de même quelques extraits avec des images qui bougent comme celui-ci.

Les travaux d'Hercule Jonsson (1975)

Nous arrivons enfin à la série responsable de cet article, l'objet de ma recherche acharnée que j'ai failli abandonné plusieurs fois. Il y a surtout un épisode m'a marqué à vie. J'en avais pourtant un souvenir très confus. Pourtant, chaque été, a fortiori quand la canicule s'en mêle, me revient cette histoire d'un petit garçon qui ne cesse de souffler sur son oreiller trop chaud l’empêchant de dormir et qui invente un système de tuyaux reliant son réfrigérateur à son oreiller pour enfin dormir du sommeil du juste la tête fraiche.

J'ai tenté les mots-clés "oreiller réfrigéré", "série jeunesse des années 70", "petit garçon se transformant en adulte" parce qu'il me semblait que c'était le pitch de la série, séparément ou en mélangeant le tout, rien n'y fit. Aucun résultat ne me remontait ma madeleine des frigos. J'y ai passé beaucoup de temps. Et c'est là où je me dis que le cerveau est une machine incroyable. Cinq jours plus tard, après avoir abandonné l'idée de sortir du chapeau magique de Google le nom de la série, me vient l'illumination. Je suis au volant de ma voiture et l'illumination me vient sous la forme d'un prénom, Hercule. Mon ordinateur à neurones, lui, n'avait pas abandonné la partie. En tâche de fond, il avait continué à relier les bons synapses pour sortir cette information vielle de plus de quarante ans. Étonnant, non ?

C'est au fin fond d'un forum que j'ai trouvé le vrai titre mais c'est sur un site russe puis suédois que j'ai enfin mis fin à ma quête. Les travaux d'Hercules Jonsson est une série suédoise, encore une - même si je pensais qu'elle était polonaise - diffusée sur FR3 en décembre 1975. Dans son pays d'origine, elle était proposée à raison d'un épisode par jour pour se terminer juste avant noël comme une sorte de calendrier de l'avent télévisuel en 25 cases. C'était à l'hiver 1969  Les travaux d'Hercule, ceux de l'antiquité, étaient au nombre de 12 alors que la série compte 25 épisodes. Quel est donc cette carabistouille ? Rien de compliqué, chaque histoire se déroule en deux épisodes sauf le dernier en trois.

Côté histoire, l'action se déroule dans la banlieue de Stockholm où réside une famille composée du jeune héros de 7 ans, Herman Jonsson  vivant avec ses parents, son père Olle, mécanicien automobile, et sa mère Ann-Sofi, employée de bureau. Il est question d'un stylo magique et d'une formule prononcée par la maman qui, ensemble, ont le pouvoir de transformer le jeune Herman en l'adulte Hercules Jonsson et, dans le même temps, de faire retomber en enfance le papa qui se retrouve dans la peau de Bara Jonsson âgé de 7 ans. Dans mon souvenir, ils échangeaient leur place mais peut-être est-ce la traduction du suédois en français qui m'a induit en erreur. Si vous avez un souvenir plus précis de la série, n'hésitez pas le partager en commentaires.

Comme je n'ai trouvé que des extraits en suédois sans grand intérêt piur nous, pauvres francophones, pour se plonger ou se replonger dans la série, je vous convie à visionner le générique.

Voilà, je me suis arrêté à ces 5 évocations de ma jeunesse télévisuelle parce que l'article est déjà assez long comme ça. Mais si vous souhaitez que je continue sur ma lancée, ben, vous me dites. 😉

Sources : wikipédia, www.nouvelobs.com, lescopainsd-abord.over-blog.com, planete-jeunesse.com, blizzardkid.net

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J'ai testé Titans sur Netflix

J'ai testé Titans sur Netflix

Temps de lecture : 6 min

Hier, je vous expliquais pourquoi ma préférence a toujours penché du côté de chez Marvel. Aujourd'hui, je vais vous dévoiler pourquoi Titans, la nouvelle série consacrée à l'univers DC disponible sur Netflix depuis vendredi, pourrait bien foutre le bordel dans mes certitudes.

Plantons le décor

Au départ étaient les comics de super-héros. Plein de couleurs pétantes, de muscles saillants, de pouvoirs extraordinaires, de costumes près du corps. Je passe volontaiement l'étape du surhomme selon Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra, tout ça, pour commencer par les cases et les phylactères, je préfère.

Puis vinrent les cartoons. Très tôt, dès 1941 pour Superman. Le cinéma arrive juste après en s'emparant en 1943 de Batman pour un serial en 15 épisodes dont je vous parlerai dans un prochain article. Si je veux être précis dans la chronologie des déclinaisons médias s'emparant du phénomène des super-héros, je dois parler de la radio qui, en 1940, propose des feuilletons sur Superman et sur Batman et de littérature puisqu'un roman, The Adventures of Superman, écrit par George Lowther sort en 1942 aux États-Unis. Et je glisse volontiers sur cette comédie musicale montée à Broadway en 1966 reprenant pour titre le gimmick qui colle à la peau, autant que son costume, au kryptonien, It's a Bird, it's a Plane, it's Superman.

Ellipsons gaiement pour en venir au sujet qui nous intéresse présentement, les super-héros sur petit écran. La plus ancienne série que je connaisse, c'est celle de Batman, dans les années 60. 3 saisons, 120 épisodes, de 1966 à 1968. Que dire. Le sujet est abordé avec légèreté, les effets spéciaux sont expressément fake et les acteurs joue sérieusement des dialogues débiles. Passons.

Bond d'une bonne dizaine d'années pour suivre, cette fois, les aventures de Hulk. 4 saisons, 79 épisodes, de 1977 à 1982. Le schéma des épisodes ressemblent à celui d'une autre série, Le Fugitif. À chaque épisode David Banner (pourquoi pas Bruce, mystère) arrive dans une ville, des ennuis lui tombent sur le paletot et le géant vert résout la problématique. Une Agence tous risques à lui tout seul. Sa chemise explose en pleine transformation pendant que son pantalon tient le coup, pudeur oblige. Étant poursuivi par un journaliste, son double ayant été repéré, Banner s'en repart, triste musique au piano, générique de fin. Aucune référence est faite à d'autres super-héros sur l'ensemble de la série. Il faudra attendre trois téléfilms faisant suite à al série, diffusés fin des années 80, pour voir apparaître dans l'un un Thor version viking, dans un autre Wilson Fisk et Dardevil. Bref, on achète une licence pour attirer les fans mais le traitement reste classique, aseptisé, vidé de la substance qui nous a fait aimer les comics.

Pour éviter de référencer toutes les séries qui viendront ensuite, je sors mon costume de super-bourrin pour schématiser la suite comme un sagouin.

Deux façons de traiter les super-héros "pour de vrai"

Comment retranscrire le monde superheroïque sur petit ou grand écran ? Je parle de films ou de séries avec de vrais acteurs. J'ai dénombré à la hache deux écoles. La première, sans doute suivie par des fans de la première heure, consiste à ne pas dénaturer le héros et à respecter son univers en restant le plus fidèle possible aux comics. Pas facile pour conserver un rendu crédible. Le dessin permet une surenchère physique, une débauche de couleurs, un premier degré assumé. L'absence de réalisme n'est pas un souci. Nous ne comparerons jamais un monde d'encre avec notre réalité. Ce n'est pas le but. C'est même tout le contraire. L'imagination n'ayant aucune limite, ni physique ni budgétaire, tous les coups sont permis. Postulat inaliénable, contrat tacite avec les lecteurs. La retranscription fidèle se devra toutefois d'éviter les écueils du ridicule et du mauvais goût. Pour cette raison, c'est une voie très peu empruntée. Le meilleur exemple, à mon sens, est Deadpool. Peut-être est-ce dû au fait qu'il se sait être un personnage de papier. Le fameux quatrième mur.

La deuxième école, la plus courante, la plus mercantile aussi, consiste à s'éloigner suffisamment de la version "cases et phylactères" pour que le réalisme prennent le dessus. On utilise un licence qui attirera les fans sans pour autant aller au bout du processus. Vous savez, c'est comme ces jeux vidéos sous licence, bien souvent des daubes parce qu'une grosse partie du budget a servi à se payer le personnage. Mais, au final, on s'en fout si le jeu soit nul, les fans l'achèteront de toute façon. Dans cette option, il est impératif de tout expliquer par le prisme du réalisme, quitte à se permettre quelques blagues sur les costumes des comics, par exemple.

Parce que le problème est souvent là, le costume. Dans le premier film X-men, tout le monde se souvient de la réplique de Cyclope à Wolverine qui se plaint des costumes, "tu aurais préféré une combinaison jaune ?", faisant référence au premier uniforme du griffu dans les comics. On en parle pour le fan service, on s'en moque pour justifier le choix de la sobriété.

Dans Titans, même si on se moque dans une scène des couleurs criardes du costume de Robin, il est présent à l'identique dans la série. La blague ne sert pas à justifier un choix "plus adulte". Il est assumé. Et putain, qu'est-ce que ça fait du bien !

Une claque monumentale

Le suspens est éventé depuis l'article d'hier. J'ai overkiffé Titans. Pour moi, cette série est la meilleure tout éditeur confondu que j'ai pu visionner sur Netflix. Oui oui, meilleure que les séries Marvel dont je suis pourtant un vibrant aficionados. Elle est, à mon sens, le résultat de la synthèse des qualités de toutes les séries superhéroïque que j'ai pu voir jusqu'à présent.

Deux écoles, encore. C'est reparti ! Très vite, je vous promets.

La première consiste à déployer une histoire unique qui trouvera son dénouement en toute fin du dernier épisode. On va dire que la plupart des séries Marvel Netflix sont calées sur ce schéma. La deuxième reste plus classique. Même si un arc narratif sous-tend la saison, chaque épisode est construit autour d'un scénario qui aura un début, un milieu et une fin, éventuellement un ennemi différent à chaque fois. C'est souvent le cas des séries DC qu'on peut visionner sur Netflix.

Je suis d'accord, il n'y a pas que Netflix. Mais à part Les Agents du Shield qui a connu une première saison bancale pour, ensuite, régulièrement se bonifier, le reste traîne son lot de casseroles. Runaways ? Trop teenager. Les Inhumains ? Trop cheap. The Gifted ? Mal maitrisé. Legion ? Superbe mais trop barré et ça devient pénible sur la longueur. Rassurez-vous, je ne vais pas tous les lister même si j'aime bien le principe. Tiens, ça pourra faire l'objet de prochaines miscellanées. 😉

Les atouts de Titans

Titans, c'est une bande son de fou, une réalisation digne de la première saison de Dardevil, un scénario intelligent même si parfois il se laisse aller à quelques facilités, une narration dosée de main de maître, des effets spéciaux parfaits. Une réussite totale. L'univers est riche et les protagonistes masqués nombreux. Le show runner de la série a tout compris. Il a parfaitement analysé les points forts et les points faibles de tout ce qui s'est fait de superhéroïques en série. Il a viré les longueurs de Dardevil en conservant ce qui avait épaté la galerie au moment de la sortie de la première saison, le cadrage, le montage, la réalisation proche du grand écran. Titans assume tout. Titans prend le meilleur des mondes imaginaires et réels pour en proposer une vision juste ce qu'il faut de caricaturale pour se rappeler le média originel tout en y insufflant les horreurs du nôtre. Titans ne cache pas que son inspiration vient aussi de la Maison des Idées. Les films Marvel sont connus par leurs scènes post-génériques. Une marque de fabrique. Les séries Marvel de chez Netflix, ne faisant pas partie du MCU (Marvel Cinématic Universe) - à la différence des Agents du Shield, par exemple - se sont dédouanées de ce "passage obligé". Eh bien Titans, en toute fin du dernier épisode - restez jusqu'au bout, donc -, y va de sa scène post-générique à ne pas rater.

Virage de cuti

Peut-être que ma modeste connaissance de l'univers DC me met à l'abri des déceptions dans la mesure où je ne connais que très peu des protagonistes de la série. Les découvrant aussi bien campé, je suis vierge de toute comparaison. N'empêche que mon coup de cœur est aussi inattendu que total et assumé. Titans m'a vraiment donné envie de creuser du côté des comics de l'éditeur que j'ai mis de côté pendant tant d'années. Un tour de force. Attendez-vous, dans les prochaines semaines à ce que je vous propose plus d'articles sur la Distinguée Concurrence.

Dans cet article, je n'ai surtout pas voulu entrer dans les détails de l'intrigue, des personnages. Parfois, à vouloir trop en dire, on spoile sans le vouloir. J'ai souhaité vite donner mon avis avant de tomber sur d'autres critiques, en vidéo ou sur blog, pour conserver un sentiment vierge de toutes interférences. Maintenant, je suis avide de savoir ce que vous avez pensé de Titans. N'hésitez pas à jeter votre avis en commentaire. Je suis très impatient de vous lire. Ça m'évitera de tomber dans le Titans blues que je sens déjà m'envahir tandis que le point final arrive.

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Tous ces dessins animés ont un point commun, Jean Chalopin

Tous ces dessins animés ont un point commun, Jean Chalopin

Temps de lecture : 2 min

Si vous étiez minot dans les années 80/90 où si vous êtes fan des séries animées de cette époque, vous avez vu régulièrement passer le nom de Jean Chalopin au générique. Ce français a créé la société DIC (puis ensuite C&D), plus gros producteur au monde de dessins animés pour la jeunesse sur la période. Je vous raconterai dans un prochain article l'histoire incroyable du parc d'attractions qu'il a créé à partir de ses licences fin des années 80. Pour l'heure, je vous propose une liste de 46 dessins animés (séries ou one shoot) créés, écrits et/ou produits par Jean Chalopin. Et vous allez voir, il y a du lourd, du très lourd. Le classement est chronologique et chaque date associée à l'oeuvre correspond à celle de sa première diffusion en France.

Ulysse 31 (1981)
Archibald le Magichien (1981)
Les Mystérieuses Cités d'or (1983)
Inspecteur Gadget (1983)
Les Minipouss (1984)
Pole Position (1985)
Les Bisounours (1985)
Les Entrechats (1985)
Jayce et les Conquérants de la Lumière (1985)
Blondine au pays de l'arc-en-ciel (1985)
Denis la malice (1986)
Les Popples (1986)
MASK (1986)
Les Catcheurs du Rock (1986)
Les Minipouss : Leur Véritable Histoire (1986)
S.O.S Fantômes (1987)
Les Amichaines (1987)
Les Aventures de Teddy Ruxpin (1987)
Les Minipouss et la Statue de la Liberté (1987)
Diplodo (1988) [voir l'article sur les dinosaures de fiction]
Kidd Video (1988)
Kissyfur (1988)
Lisa ou le Rêve Olympique (1988)
Sophie et Virginie (1990)
He-Man, le Héros du Futur (1991)
Michel Vaillant (1991)
Cupido (1991)
Les Jumeaux du bout du monde (1991)
Les Aventures de Carlos (1992)
Le roi Arthur et les chevaliers de la justice (1992)
Sophie et Virginie II : Voyage en Afrique (1992)
La Petite Boutique (1992)
Joyeux Noël, Inspecteur Gadget (1993)
Conan l’Aventurier (1993)
Les Aventures de T-Rex (1993)
Le Prince et la Sirène (1993)
Le Maître des Bots (1994)
Le Secret du Loch Ness (1995)
Les Rock'Amis (1995)
Bambou et Compagnie (1996)
Les Magic Trolls Sven et Célia (1996)
Cyrano 2022 (2001)
Gadget et les Gadgetinis (2002)
Le Secret de Sabrina (2004)
Inspecteur Gadget - Affaire Inclassable (2006)
Inspecteur Gadget 3D (2015)

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